Moule d’eau douce : tout connaitre de l’anodonte des rivières

Si auparavant, l’on se régale des moules dans la gastronomie française, ne vous précipitez pas vers les Anodonte des rivières. Ce sont des espèces de mollusques d’eau douce ou bien des moules de grande taille qui ne se consomme pas par l’homme. Pas moins de 8 espèces se trouvent en France. On vous raconte tout en détail ce qu’est l’anodonte à travers cette rubrique. Mais, ce qui est sûr que, c’est que celle-ci tient vraiment une fonction bien particulière dans nos eaux.

La moule d’eau douce ou l’anodonte : c’est quoi ?

L’Anodonte des rivières vient de son nom scientifique l’Anodonta anatina ou Anodonta Grandis. Il s’agit de l’une des plus grandes moules existantes dans les eaux douces de l’Hexagone. Son diamètre peut atteindre les 20 cm ou bien 25 cm. Ce mollusque est bivalve ou bien lamellibranches et peut vivre durant plusieurs années voire plusieurs décennies. Elle se nourrit un peu de tout et de rien. Elle se raffole des micro-organismes comme les bactéries et le plancton.

Pour les distinguer des autres espèces, elle possède une coquille assez mince. Souvent, leur couleur est de brunâtre à verdâtre. A cela s’ajoute une couche de cristaux donnant un aspect nacré à l’intérieur de cette moule géante.

Où trouve-t-on l’anodonte ?

anodonte des rivières

L’habitat naturel de la moule d’eau douce, bien sûr, se trouve dans l’eau : rivières, étang, etc. Ils adorent principalement les eaux calmes et bien oxygénées. On dit que lorsque les eaux sont pourvues d’anodonte, c’est qu’elles sont saines. Ces animaux ne vivent pas dans les eaux polluées. L’anodonte se trouve donc dans la zone littorale peu profonde ou plus explicitement à 20 cm sous l’eau. Mais, ces moules sont du genre à se balader sous l’eau. Et il arrive de les rencontrer dans les zones plus profondes.

A l’œil nu, il est parfois difficile de les localiser lorsqu’il se trouve dans les berges éloignés du bord. Il s’enfonce volontairement dans la vase sous marine ou bien le sable et le gravier.

Etant une espèce de type hermaphrodite, ils sont à la fois un mâle et/ou une femelle. Leur prolifération est assurée par ses larves ou les glochidies qui se logent dans les coquilles des grands pendant presque une année. Dès qu’elles sont expulsées de leur coquille maternelle/paternelle, elles vont s’attacher aux branchies, aux nageoires ou aux écailles des poissons. Cela dit : aucun anodonte ne survit dans un étang ou une rivière dépourvue de poissons. Parfois, les larves tuent involontairement des poissons, une fois qu’elles remplissent leurs branchies. Ils meurent asphyxier. Si elles se trouvent un logement sur les écailles, rien de grave, elles créent des poches pour se développer. Et au bout de quelques semaines, elles se libèrent de ces enveloppes et se terminent au fond des eaux. Là commence la vraie vie d’un anodonte pendant des années et des années.

Quel rôle joue-t-elle dans les cours d’eaux ?

A part vivre et taquiner nos chers poissons dans l’eau, les anodontes semblent bien être un signe de propreté des rivières et des étangs.

D’après des mythes, les anodontes ont la capacité de filtrer 30 litres d’eaux par jour. C’est ce qui explique la nature saine des eaux douces où ils se logent. Vous trouverez une moule dedans ? C’est sûr que vous rencontreriez des poissons et vice versa. On peut tout de même en déduire qu’elle joue un rôle de filtre pour l’eau. Elle se charge donc des bactéries microscopiques, des algues en suspension et tout genre d’organisme susceptible de troubler la survie des eaux douces.

Son côté laboureur s’explique par le fait qu’il recherche sa nourriture. Il s’enfonce dans le sédiment donc pour s’occuper des substances non décomposées. Il fait entrer ces organismes par un siphon ouvert. Il fait passer donc tellement de litre d’eau dans sa coquille dans une journée.

Peut-on les déguster ?

Malheureusement, non ! L’anodonte se nourrit des éléments contaminants comme les métaux lourds, les pesticides et d’autres formes d’organisme qui sont dangereux pour l’homme. Pour rappel, ces mollusques géants construisent leur coquille à partir des aliments qu’ils incrustent quotidiennement. Ils peuvent donc transmettre facilement des maladies si on les consomme. Par contre, certains rongeurs comme le rat musqué, la loutre et des espèces de poissons se nourrissent de ces anodontes à volonté.

Bien heureusement, ces anodontes participent pleinement à la protection de l’écosystème sous marine. Dommage que ces espèces présentent parfois une menace d’extinction suite aux actions de l’homme. La curiosité, comme quoi, certaine personne les sortent au fond de l’eau par pur égoïsme.