Retrouvez les éditos de l'année 2010

Meilleurs voeux

Les voeux

Chaque année, tous avons pour habitude de souhaiter nos vœux. Nous avons aussi pour habitude de prendre de bonnes résolutions. Mais sommes-nous réellement capable de tenir nos engagements.

Si ce que l'on souhaite à ses amis se fait de façon sincère et spontané, ce que l'on s'engage à faire sur le coup relève du domaine du grand flou. Pris dans une discussion avec un groupe, que se soit sur la toile ou tranquillement installé dans son fauteuil, on peut s'engager sur des projets qui ne pourraient pas être tenus, soit par manque de moyen, soit par manque de temps ou tout simplement par manque d'expérience et de qualification. Vouloir s'investir est une chose très louable, mais encore faudrait-il savoir ce qu'il faut faire. Alors, s'il y a bien quelque chose que chacun peut faire, et ce sans compétences particulières, c'est de se rapprocher le plus possible de son AAPPMA en participant aux réunions, assemblés générales etc. etc., et au sein de ces associations, vous trouverez alors pratiquement toutes les solutions aux problèmes que vous rencontrez au bord de l'eau. En plus, vous pourrez donner votre avis sur la gestion des rivières et ruisseaux que vous pratiquez, l'avis différent de tous permet de trouver le bon compromis et ainsi de faire avancer les choses.

Prendre de bonnes résolutions est une très bonne initiative, mais le faire en prenant le maximum de précautions, dans le sens ou se faire aider par des gens compétents n'est pas une honte mais plutôt un signe de bon sens. En ce qui nous concerne, et plus spécialement en ce qui concerne la nature, les rivières et les poissons, il vaut mieux tourner sa langue sept fois dans la bouche avant tout engagement fait lors de vœux quelquefois bien arrosés.

Je me souhaite donc d'avoir tourné ma langue plusieurs fois avant d'écrire des éditos de manière à ne pas froisser la susceptibilité de chacun.

Tous mes vœux pour vous et vos familles, que les poissons soient aussi nombreux et beaux que dans vos rêves !

Xavier Hudry

L'ouverture approche

Bonjour à tous

Ça y est nous avons passé l'année 2009 et l'envie de reprendre le chemin des rivières recommence à nous titiller, mars arrive à grand pas.
C'est le moment de commencer à regarder ce qu'il nous manque dans le gilet, plombs, hameçons, guides fils, bas de ligne, émerillons…………..et de faire un tour dans notre magasin préféré, voir les nouveautés pour 2010, bien que tout les magasins n'ont pas encore reçu ou mis en place sur les étalages, tout le matériel pour la truite.

C'est le moment aussi de rêver aux rivières que nous allons découvrir cette année, et aux coins ou nous avons fait de belle pêche ou encore nos coins favoris, ceux ou l'on retourne tout les ans et qui dans les mauvais moments, nous on sauvés la mise.
Celle aussi qui nous font envie tous les ans, mais dont le temps ou l'opportunité nous empêche de découvrir, et on se dit " cette année j'y vais " …………..on verra bien ….
De penser aussi a la fraie, c'est elle bien passée ? y a-t-il eu assez d'eau , trop d'eau……..l'avenir nous le dira mais je l'espère car sinon les saisons a venir seront bien compromises.
Pour ma part, je compte bien cette saison, pêcher plus en altitude, les petits ruisseaux de montagne, qui coulent dans des endroits magnifiques et qui recèlent des truites sauvages dont les robes sont splendides.

D'aller aussi pêcher les belles zébrées des lacs de montagne en alliant rando , peche et découverte dans nos belle Pyrénées.
Puis en fin de saison, faire un tour sur les grandes rivières du piémont ,quand tout les jaunards auront été pris , en espérant les grosses méméres de Garonne, de l'Adour, du Salat ,de l'Ariège ou de la Neste .

Bonne saison a tous

dédé

Un virus à transmettre

Traditionnellement, le pêcheur de truite est un animal solitaire, et taiseux. Il en va des bons coins et des techniques qui marchent comme du numéro du compte en Suisse, ou des dons divinatoires : ces secrets-là ne se transmettent qu'en famille. Un autre pêcheur de truite, ce redoutable alter ego, est d'abord un concurrent potentiel. Quand bien même il essuierait la plus cuisante bredouille, ou remettrait toutes ses captures à l'eau, l'autre pêcheur est un danger de par sa seule présence : pour peu qu'il soit passé avant, il aura tôt fait de caver toutes les truites ! Alors, décidément, motus : moins on sera de fous, plus il y aura de riz.

Certes, je force un peu le trait ; mais, en dépit de la disparition d'une pêche vivrière, certains «secrets» continuent d'être bien gardés, au nom d'une «sportivité» qui n'en a que le nom : même chez de fervents no-killistes, c'est quand même bien parfois à qui aura le plus de touches, ou aura la plus grosse… Pour un petit gars des villes dans mon genre, qui se remet à la pêche sur le tard, ou pour celui qui souhaite affiner sa technique ou en découvrir une autre, la solution pour évoluer consistera à débourser monnaie chez le donneur de leçons stages, chez le gourou guide de pêche, ou chez le vendeur de publicités revues et DVD. A moins que… A moins que, comme cela m'est arrivé il y a un an presque jour pour jour, ce pêcheur ne tombe sur un forum tel que TER.

Oh, pour sûr, c'est un forum assez débraillé, parfois hirsute, ignorant souvent le bon goût et la correction ; un peu l'antithèse de ce que cherchent à être bon nombre de forums. Disons-le : cela en fait fuir plus d'un. Mais du moins, sur TER, on y cause ! On y plaisante, on y digresse, on y moque à l'occasion ; on y parle aussi environnement, gestion des cours d'eau, traditions, recettes, régions, programmes télé, et même… pêche de la truite ! Ou plutôt, pêcheS. Par ici, point de chapelles : ça ferraille envers et contre tout, ça toque, ça retoque et ça dérive, ça mouche allègrement mais sans gober n'importe quoi, ça vaironne sans claironner ; ça lac-de-montagne, ça torrente, ça rue, ça ruisselle, ça grande-rivière, ça gave aussi parfois… Car, sur TER, si la connerie est souvent érigée en vertu, on a compris que, loin de s'opposer, les techniques se complètent, selon les goûts, l'humeur du poisson ou du pêcheur ; et les spécialistes d'une technique n'hésitent pas à redevenir débutants dans une autre... Bref, on y sait que ce qui nous rapproche, l'amour de la truite et des rivières, compte bien davantage que ce qui nous oppose.

Surtout, et c'est bien ce que je veux souligner ici, chaque forumeur TERrien est animé d'une authentique envie d'apprendre, et de transmettre. Signe des temps, où la transmission passe de moins en moins par les familles qui éclatent et recomposent ? Symptôme d'une urbanisation grandissante où, si les loisirs augmentent, on n'a plus guère le choix du moment propice, et où le pêcheur doit par conséquent composer avec le ici et maintenant non négociable de la rivière ? A moins que ce ne soit, tout simplement, l'envie de partager…

Quoi qu'il en soit, chaque membre, néophyte ou vieille main, est bel et bien atteint du redoutable virus de la pêche, de la nature, et du partage. A chaque sujet, chacun y va de son conseil, de son petit truc, de son coup de gueule, de son humour… On voit même, à l'occasion, un gaminot de 16 ans tuyauter un papé sur l'art de l'artificielle… C'est pour ces moments remarquables que ce virus, il faut continuer de le transmettre ! Même si cela peut parfois sembler des coups de scion dans l'eau, toujours, il en reste quelque chose. Pour le plaisir des pêcheurs que nous sommes, et, n'en doutons pas, pour le bénéfice de la gente piscicole elle-même. Alors : transmettons le virus !

Johannes Charvolin
Jojo69.

L'ouverture sans édito

Il est trés rare de voir l'approche de l'ouverture de la première catégorie sans pouvoir lire un édito concernant cet évènement tant attendu. Hé bien cette saison démarre donc sans aucune allusions concernant ce début de saison!
La cause est trés simple, le site Truites et Rivières fait l'objet d'attaques à répétions , hackers et autres malfrats viennent perturber le site. Mais voila, pourquoi Truites et Rivières, nous n'avons rien de précieux, aucun documents important n'est stockés sur le serveur, et encore moins une liste de mail ou adresse. La question que nous sommes en droit de nous poser est trés simple: "pourquoi autant d'acharnement?" ....

Deux hypothèses:

-la première , une bande de hackers débutants se font la main sur le site, qu'ils passent leur chemin...

-la deuxième, Truites et Rivières dérange un peu trop certains, dans ce cas, je ne trouve pas trés malin de faire une telle chose.

Il est évident que je ne porte aucunes accusations, mais nous tâcherons de remonter jusqu'à la source afin de déposer une plainte en bonne et due forme!

Nous remercions tous nos visiteurs de leur compréhension et de leur fidélité et vous donnons RDV le plus rapidement possible pour des éditos en relations avec l'actualité de la pêche.

Xavier Hudry

Ouverture 2010

A de nombreuses occasions, nous nous posons la question de savoir ou faire l'ouverture. Ces choix sont dictés par plusieurs facteurs, qui ne sont pas tous du même ordre, et ne sont pas toujours faciles à déterminer.
Le tout premier qui nous vient à l'esprit est bien sur le choix du lieu, ce n'est pas le plus simple et demande une réflexion sur la destination. La météo et le niveau des eaux déterminent bien souvent ce choix, et pour ma part, voila plusieurs années que le lieu reste inchangé, un ruisseau de moyenne montagne, pas plus large d'un mètre, qui me satisfait pour ces ouvertures .Les truites ont une robe extraordinaire même si on ne peut pas parler de truite de souche, leur acclimatation et leur reproduction les rendent sauvages et plaisantes à pêcher. La configuration du ruisseau permet de « revoir » quasiment toute la gamme des postes que l'on retrouve tout au long de la saison, ce qui fait renaître les sensations engourdies par la période de fermeture. Bien souvent, la glace et la neige sont encore bien présentes, donnant au ruisseau un caractère un peu surnaturel, une sorte d'écrin pour truites. C'est donc sur ce ruisseau que je ferai encore l'ouverture cette saison, le fait d'écrire en le décrivant me fait ressurgir de nombreux souvenirs qui enchantent mon esprit et guident ma décision.

Certes, ceci n'est pas très original, et le choix dans ce cas est vite fait, puisque voici des années que nous faisons le même choix, mais nous sommes au moins sur de trouver un ruisseau en bonne santé, et surtout loin de la cohue des pêcheurs de truites occasionnels, ceux qui ne viennent que pour l'ouverture pour satisfaire leur envie de prises parfois faciles. Bien sur à chacun son choix et tout le monde trouve chaussure à son pied , le chasseur de truites que je suis préférant les endroits sauvages et isolés aux truites fraîchement déversées qui ne sont là que pour le plaisir de certains, mais c'est un autre débat.

Mais la pêche n'est pas qu'une sortie nature ou l'on prend du plaisir seul, non, je ne le vois pas de cette façon, il faut que vos amis soient de la partie. C'est une évidence, lorsque l'on se fait une joie à faire quelque chose, le partager avec des amis rend ce plaisir beaucoup plus fort, et c'est là que tout le sens de la pêche prend son sens. Partir pour une partie de pêche en n'ayant à l'esprit que la seule prise du poisson me parait bien triste, même si la finalité de la pêche est un acte de prédation, et que seule la capture d'une belle fario permet d'assouvir notre rôle oublié de prédateur. Les émotions sont ainsi partagées, tout simplement, au bord de ce ruisseau, pêchant chacun notre tour. Je sais que la mode est à l'individualisme, à la fanfaronnade pour qui aura la plus grosse prise de l'ouverture, mais cela ne vaut pas grand-chose, sinon que de flatter un égo démesuré qui démontre le besoin de prouver aux autres sa supériorité halieutique, voir même sociale et intellectuelle, mais il faut bien se rappeler que pour vivre heureux, il faut vivre caché ou du moins discret et humble. Voila pourquoi ce choix sera encore de mise pour cette saison, une ouverture avec des gens que j'apprécie, bien sur, certains vont me manquer, de par leur situation géographique…

Alors, pour cette nouvelle saison, je continuerai à traditionnellement faire cette ouverture avec mes amis, ce ruisseau et ces truites, et surtout, ne m'en voulez pas si je ne vous dévoile pas le lieu, j'aurai peur de voir quelques fanfarons venir nous donner une leçon de pêche….

Bonne ouverture à tous

Le pétsu

Ou sont les pêcheurs

Après avoir passé de nombreux mois sur les forums de discussion, donnant tour à tour nos avis concernant la pêche de la truite, l'ouverture se pointant, le clavier est délaissé pour la gaule avec une joie non dissimulée.
Mais pour cette ouverture, et après en avoir discuté avec quelques amis, nous n'avons vu que très peu de pêcheurs au bord de l'eau, le froid n'a certainement pas découragé tous les pêcheurs, même si certains ont préféré le confort douillet de la couette pour une grande partie de la matinée, ou sont donc passés tous les pêcheurs ? Traditionnellement, l'ouverture de la truite attire plusieurs catégories de pêcheurs, ceux qui pêchent assidûment la truite tout au long de la saison, les occasionnels profitant de conditions favorables, et enfin les pêcheurs qui prélèvent les surdensitaires.
La gestion des cours d'eau en patrimonial évite le déversement abusif de truites de remise, de très mauvaise qualité, n'attire plus le pêcheur de truite occasionnel, et c'est tristement vrai. Les pêcheurs sacrifieraient-ils la qualité de la rivière et la qualité des truites pour les seuls poissons remisés à l'occasion de l'ouverture. Si tel est le cas, la situation est vraiment catastrophique, la relation nature et pêche est complètement faussée, le pêcheur recherchant la facilité et l'amortissement de la carte de pêche.
Les efforts des AAPPMA ne serviraient à rien alors ? Ou alors l'info ne passe pas assez ? Ou simplement le raz le bol des pêcheurs de truite, des législations compliquées etc. etc. rendent les berges désertes, dans ce cas, nous pouvons en déduire que seul les vrais passionnés arpentent encore les rivières à la recherche de la belle mouchetée, et dans ce cas, nous devrions voir des progrès quand à la gestion, la défense et la prise de conscience envers notre passion. Il suffit donc de s'investir un peu au sein de son AAPPMA pour peut être pouvoir faire évoluer les choses, même s'il apparaît que cela soit trop tardif .

Ouverture en lac de montagne

je souhaite vous parler d' une passion qui dévore le cœur de bon nombre d'entre nous, je veux parler de la pêche en montagne et plus particulièrement des sorties avec une nuit voir plus de bivouac, Il y a d'abord la préparation du matériel, la ou les cannes, je ne rentrerais pas dans des détails techniques, que je maîtrise peu ou prou , ensuite et ce n'est pas là le moindre, les chaussures qui doivent être choisies avec soins tant au niveau de la qualité de la chaussure elle même, que de l'usage que l'on va en faire ,dans tout les cas les choisir avec une semelle plutôt rigide, Continuons avec le sac, il doit être le plus confortable possible, là aussi le choix doit être fait le plus rigoureusement possible ,prévoir qu'il faudra y loger, non seulement le matériel de pêche cannes , moulinets , leurres ou appâts et tout le petit consommable habituel, mais aussi le couchage et un minimum de vêtements chauds ( veste respirante,plus une ou deux polaires, les nuits sont fraîches en montagne même en été), un change ne seras pas superflus , évidement boissons et nourriture seront de la partie , pour ce qui est des membres de TER du moins pour ceux de la partie méridionale de l'Hexagone, les produits lyophilisés ne font pas partie des provisions , par contre , des pastilles pour purifier l'eau et des cachets contre la diarrhée seront les bienvenus ainsi qu'un réchaud,il en existe de différents types plus ou moins compacts, N'oublions pas les règles élémentaires de sécurité, se renseigner au prés de Jos météo France des conditions météorologiques concernant la période choisie, informer un proche du lieu et du parcours de la sortie et surtout ne pas surestimer ses capacités ,

L'approche est abordée comme une randonnée classique en montagne peu importe l'heure de départ sachant que privilégier le petit matin éviteras de marcher pendant les heures les plus chaudes de la journée, et nous permettra de pêcher plus longtemps, oui je sais Lapallise n'aurait pas dit mieux,

Une fois arrivée sur le lieu du campement déterminer l'emplacement pour planter la tente, éviter les fourmilières et autres rochers qui pourraient venir perturber, une nuit de sommeil réparateur, en général un matelas gonflable ,il en existe des extra plats, et un bon sac de couchage suffisent ,on peut utiliser un drap de sac qui apportera un petit plus de chaleur et de confort ,

Venons en aux espèces présentes, je prendrais pour mon sujet, les lacs et torrents Hauts Pyrénéens dans la plupart des cas, c'est dame fario qui domine ,autant en lacs qu'en torrents ; mais d'autres poissons sont présents, en particulier les saumons de fontaine, qui envahissent certains torrents, on trouve aussi des ombles chevaliers, et des cristivomers, ormis la truite fario, toutes les espèces cités sont des poissons introduits et rarement issus d'une reproduction in situ , certains lacs seraient exempt de poissons s'ils n'étaient alevinés de façon artificielle.

Quand aux différentes techniques de pêches, toutes peuvent être utilisées, en respectant la législation en vigueur, pour ce qui est des Hautes Pyrénées aucune contrainte n'est exercée pour la pêche en lacs quant à l'utilisation d'appâts naturels, je pense en particulier aux techniques utilisant le vairon, Arrive en fin, le moment le plus difficil, celui ou il faut lever le camp et reprendre le chemin du retour et même si l'on sait que le sac seras plus léger et le sentier moins rude, il est dur de quitter les abords enchanteurs de ce lac ou l'on à passé de si bons moments ,le plus souvent en bonne compagnie,et où à la veillée on s'est émerveillé à la vue d'un ciel constellé de milliards d'étoiles , en ces instants ou tout est remis à sa place, ou l'on sent que nous ne sommes que des fétus de paille jetés dans l'immensité de l'univers, mais aussi que les liens de l'amitié se nouent plus fermement grâce aux confidences ou aux anecdotes de parties de pêches passées et même si la flasque TER passe plus souvent qu'a son tour, de mains en mains, on sait que cette eau de vie partagée a le goût et la force de l'amitié et de la solidarité .

Mariano CALVO

Le début de saison froid et souvent pluvieux ou neigeux n'a pas toujours permis des sessions pêche de grandes qualités, les beaux jours semblent vouloir s'installer, et le mois de juin, un des meilleurs pour la pêche, devrait nous permettre d'assouvir nôtre passion dans d'excellentes conditions.

Les rivières vont enfin montrer leur plus beau profil, les insectes vont proliférer et notre belle moucheté va en profiter au maximum, un ballet d'éclosion en tout genre, les moucheurs vont pouvoir tester les mouches fraîchement montées durant les mois d'hiver, les insectes terrestres aussi sont en effervescence, les toqueurs vont eux aussi en profiter en choisissant avec soin les esches du moment, comme les petites chenilles vertes qui tombent des arbres, la mouche naturelle va pouvoir être utilisée, les truites en appétit ne louperont pas le poisson nageur ou autre cuiller passant à proximité qu'un ferrailleur lancera avec précision et méthode, les vaironneurs profiteront de l'agressivité des truites qui défendent leur territoires de chasse, c'est donc tous les pêcheurs qui se régalent.

Pourtant nous entendons souvent dire qu'il n'y a plus de truites…. Mais un tour d'horizon sur la toile nous permet de voir ce que les pêcheurs en France prennent tous les Week end, et même si se ne sont pas toutes des truites de souche pure, elles sont de plus en plus présentes pour celui qui se donne un peu de peine à les trouver, et ne se cantonne pas seulement à pêcher les truites fraîchement lâchées en râlant contre les AAPPMA qui ne lâchent pas assez de poissons !

Alors profitons de nos rivières, défendons les contre les pollueurs, l'hydroélectricité etc etc, mais ne pensons pas que les truites sont perdues, elles le sont pour ceux qui ne cherchent qu'un plaisir facile et rapidement obtenue au bord de l'eau, pour le pêcheur assidu, et ce quelque soit la technique pratiquée, la recherche de belles truites fait partie de l'ensemble de la pêche, tout comme l'amour de la nature et de ses rivières.
Xavier Hudry

TER n'est pas mort Septembre 2010

Supprimé afin de protéger la propriété intellectuelles de l'auteur!

La foire aux monstres (octobre 2010)

Avoir une déformation physique il y a une centaine d'années était chose courante, les plus malins se servaient de ces cadeaux empoisonnés pour vivre en se montrant dans les foires, femmes à barbes, géants et nains gagnaient leur vie de cette façon.
De nos jours, le dépistage précoce de ces anomalies permet la suppression quasi-totale de ces phénomènes avant même leur naissance, ce qui est une sélection, non naturelle, de l'espèce humaine. Les monstres auront tôt fait de disparaître pour laisser place à un monde parfait.
Il reste cependant quelques monstres, créés par la main de celui qui veut un monde meilleur, celle de l'homme.
La truite ferait donc les frais de cette "amusement" scientifique? Les différentes photos vu sur la toile semble bien en témoigner, truite à deux bouches, tacon à bosse, saumon Canadien à croissance hyper rapide...
Une nouvelle foire aux monstres voie le jour actuellement, et ce grâce à la génétique. Vous pouvez vous en rendre compte avec la photo de ce tacon prise récemment. Ce n'est malheureusement pas le seul de cet acabit, des prises similaires ont eut lieu cette saison. Nous en avions déjà parlé, les saumons Canadiens manipulés génétiquement pour une croissance ultra rapide…

Même si les souches originelles de truites ont quasiment toutes disparues et ont été remplacées par des truites d'origine domestique, il semble très inquiétant de voir apparaître ces poissons dans nos rivières, preuve d'une volonté de faire du grand n'importe quoi. Mais il faut reconnaître qu'un tel saumon, avec des flancs dignes d'une brème, offrirait des filets imposants ce qui bien sur donnerai un rapport sujet/gain plus élevé.
De tel sujet n'ont pas leur place dans la nature, et la manipulation génétique n'est peut être pas la solution pour améliorer tout cet ensemble, même si cette manipulation pourrait apporter un plus, et cela reste à prouver et surtout dans quelle mesure et quel domaine cela s'appliquerait.

Les Japonais ont créé des monstres de poissons rouges, par simple sélection naturelle, en se servant des tares de ces poissons, mais nous n'en trouvons certainement pas dans les milieux sauvages. Le 16 juillet 1945, la première bombe atomique explose dans le désert du Nouveau Mexique. Les 6 et 9 août, deux autres bombes sont lâchées sur les villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki, tuant de manière immédiate ou retardée des centaines de milliers de personnes.

Comme toujours, les apprentis sorciers que nous sommes devraient parfois se poser des questions basiques…et mettre en application une réplique extraite d'un film divertissant :
" Touche pas à ça p'tit con "

X.Hudry

Fin de partie (octobre 2010)

Début octobre… Pour les chanceux qui le peuvent encore, il reste quelques jours à pouvoir taquiner la truite. Pour les autres, pour la plupart en fait, les gaules sont repliées, attendant de ressortir la saison prochaine. Et pour quelques-uns…

Pour quelques-uns, il ne sera pas question de saison prochaine. Sans avoir la patience d'attendre la fermeture, comme ça, brusquement, sans plier les cannes ni même crier gare, ils ont baissé le rideau, rendu leur tablier, interrompu la partie de pêche. Oh ! On aurait voulu leur dire que cela ne se faisait pas, les inviter à en reprendre un dernier (une dernière ?) pour la route. Ils ne nous en ont pas laissé le temps. Janfran, d'abord, puis Ded74, empruntant la brèche ouverte par Henri Limouzin, sont brutalement décédés. C'est rien de dire qu'ils nous laissent un peu orphelins.

Evidemment, pour le cas Limouzin, c'est clair, net, et sans bavure : le bonhomme écrivait, était médiatisé, a largement participé à la popularisation de quelques techniques (la pêche aux leurres souples, notamment), bref, sa disparition fait un trou « officiel ». L'aurait mérité des funérailles nationales !
Pour nos deux compères Janfran et Ded, ça peut sembler moins évident. Et pourtant… Pourtant, pour qui les a croisés, ils valaient fichtrement le détour.

Janfran, le moucheur passionné, 40 ans d'expérience, Madame ! Monteur émérite, aussi, qui fournissait les guides de sa région, la Lozère, département qu'il m'a largement fait découvrir, kilomètres à l'appui. Il soulignait d'ailleurs combien ce département est disparate en termes de régions, de cultures. Coïncidence ? Ca lui ressemble un peu : lui l'enfant de la Ddass, qui parlait tant de ses enfants, s'inquiétait tant du bien-être de sa famille ; lui, l'éminent directeur de boîte, qui ne rigolait vraiment qu'avec ses copains prolos ; lui, le moucheur invétéré, qui s'était totalement converti au toc ; lui, le « Monsieur sérieux », au comble de la réussite sociale, qui regrettait de n'avoir pas suivi les chemins de traverse, ceux qu'on se trace au gré des envies et des passions, les seuls valables selon lui. Cette fois, c'est une drôle de route qu'il a suivie, et qui tourne bien court.

Quant au Ded… Ca, l'animal était un taiseux. D'ailleurs, jusque dans sa mort, il est resté d'une pudeur absolue. Discret, comme s'il ne voulait pas déranger. C'est qu'avant d'entrer en matière, fallait apprivoiser le bonhomme, et montrer patte blanche ! Ce n'était pas un grand technicien de la pêche, du moins le disait-il. L'important, pour lui, se trouvait ailleurs : des copains, une bonne bouffe, et qu'on déconne, bordel ! Mais cette apparente simplicité dissimulait une profonde connaissance, une vraie compréhension des hommes, de sa région, et de la nature. Quand je pense qu'il affirmait haut et fort s'en fiche de la technique de pêche ! N'empêche que l'air de rien, lou type avait même franchi l'infranchissable : s'essayer au fouet. Cachottier ! Faux naïf, il remarquait qu'en croyant rencontrer des copains avec qui rigoler - ceux de TER !- il avait, l'air de rien, plus évolué dans sa pêche qu'en 35 ans de pratique… Saligaud, je regrette bien que tu ne m'aies pas laissé le temps de découvrir avec toi cette Yaute que tu aimais tant. Désormais, ces diots que tu revendiquais si fort auront toujours pour moi un léger arrière-goût d'inachevé.

Restent les vivants… Pêcheurs de truites, nous sommes nombreux à avoir été initiés par un parent, un ami, un frère aujourd'hui disparu. Et même pour ceux, pas si nombreux, qui sont arrivés à la truite ?ex nihilo?, je suis sûr qu'il n'est pas besoin de gratter très profond pour trouver un aïeul qu'on disait ?fine gaule?. Qu'on le veuille ou non, la truite est une affaire de tradition. Je serais tenté de dire : c'est dans les gènes ! Au point que, par rapport à d'autres pêches où l'on voit se creuser le fossé générationnel, cette spécificité d'héritage est proprement ahurissante. Ca mériterait une étude ethnologique ! A moins que cela ne tienne à l'exigences propre des truites, qui sont ici-bas depuis tellement plus longtemps que nous, pauvres humains inadaptés ? Quoi qu'il en soit, pauvres pêcheurs de salmonidés, nous portons en nous la trace de ceux qui nous ont précédés, et qui nous suivront. Nous ne sommes qu'un maillon de la chaîne.

Tous les truiteux le savent : lorsque nous sommes au bord de l'eau, fut-ce au fin fond d'une gorge profonde ou d'un plateau désert, nous ne sommes jamais seuls. Toujours nous accompagne le regard d'un parent, d'un ami disparu. Que de souvenirs à chaque fois que l'on refait ce nœud, qu'un Papé ou qu'un Dédé nous a appris jadis ! Combien de fois dédie-t-on intérieurement cette capture à celui qui, autrefois, nous a donné les moyens d'y parvenir… L'héritage de Janfran, en ce qui me concerne, sera cette découverte de la sèche, technique que je croyais inaccessible, et qui n'est en réalité pas plus compliquée qu'une autre, juste un peu plus exigeante, mais ô combien excitante ! Et du Ded, je retiens que seul, on n'avance guère ; qu'avec des copains, on va plus loin ; et qu'en rigolant, on déplace les montagnes !

Janfran, Ded, vous allez nous manquer. Mais ce n'est pas une image de circonstance que de dire que vous resterez avec nous, en nous, par tout ce que vous nous avez transmis. A nous d'en faire quelque chose, pour qu'à notre tour…

Ni l'un ni l'autre n'aviez la fibre chrétienne très prononcée, c'est peu de le dire. Je ne vous ferai donc pas le coup du Paradis des pêcheurs, auprès de St Pierre, tout ça… Non, je préfère une autre lecture du monde. Ces vers que chantait Brassens :

« Quand il mourra, quand la Parque
L'emmènera dans sa barque,
En aval et en amont
Truites, Saumons,
Le crêpe à la queue sans doute,
L'escorteront chagrinés,
Laissant la rivière toute
Vide, désempoissonnée ? »

Je crois qu'on peut vous les dédier ; et à chaque prochaine bredouille (toujours fréquente, heureusement !), je préférerais qu'on se dise que les poissons vous accompagnent, vous, ou un autre pêcheur. Parce que je crois qu'aux truites aussi, vous allez leur manquer.

Adieu, les amis.

Johannes.

Quelle gestion...?

Après de nombreuses décennies de non gestion des milieux aquatiques, période dans laquelle nos rivières sont passées à un état qualificatif déplorable, aussi bien au niveau de l'eau que des peuplements piscicoles, nombre de dirigeants ont ôté leurs œillères.

Nous sommes ainsi passés d'une période de bassinage méthodique et démesuré comme unique solution au problème à une gestion dite patrimoniale.

Cet état de fait n'est pas accepté partout, nombre d'AAPPMA sont encore toujours " pro-lachées ", ne voulant pas entendre parler d'amélioration des milieux comme solution…
Comment en effet faire comprendre à des personnes baignées depuis tant d'années dans cette perpétuelle fuite en avant que la solution n'est pas de mettre des truites pour qu'il y en ait mais de faire en sorte que les rivières sont capables de s'auto-suffire si les milieux sont aptes…

La gestion de nos cours d'eau a fait de nets progrès grâce notamment aux nombreuses réalisées ci et là et qui ont pour la plupart montré que les alevinages étaient pour la plupart inutiles…
Ce raisonnement basé sur ces études tend à être la nouvelle pensée dans nombre de régions en France et la plupart s'en félicitent…En effet, une rivière en bon état est en effet capable de produire suffisamment de poissons…Donc le problème était aussi simple que cela
Pour autant, doit-on dénigrer cette politique après en avoir fait le mot d'ordre pendant tant d'années… ?

Le but d'une AAPPMA est la protection des milieux aquatiques et la gestion patrimoniale correspond à cette fonction. Pour autant, il ne faut pas se voiler la face, le but premier n'est pas une gestion des milieux mais une gestion halieutique !
Autrement dit, pour avoir des pêcheurs et donc des moyens financiers, il faut satisfaire le plus grand nombre…
Parfois, des minorités s'imposent dans les AAPPMA grâce au profond désintérêt de la plupart des membres de ces AAPPMA, ceux qui souvent sont les premiers à râler quand ils ne prennent rien, à critiquer le travail accompli par les bénévoles qui eux s'investissent…
Mais dans la plupart des cas, ce que veulent les pêcheurs, c'est du poisson…Alors si la pêche est difficile, certains n'hésiteront à aller voir ailleurs pour trouver ce qu'ils veulent…Pas besoin d'aller à l'étranger, il suffit d'aller dans une AAPPMA moins intéressée par le côté protection que le côté argent qui rentre…

Pour autant, pour garder des populations sauvages correctes et ainsi conserver ses adhérents, n'est-il pas possible de concilier tous ces aspects… ?

Une rivière Auvergnate que je fréquente régulièrement est dans un bon état général et les années normales, la pêche y est très intéressante. Cependant, 2 années consécutives, les frayères ont été détruites par de fortes crues de printemps, pêches électriques à l'appui…
La question s'est posée et un choix a été fait : aleviner cette rivière à partir d'alevins de truites issues de la souche de la rivière. Pour différencier les alevins dits " naturels " et les alevins issues de la pisciculture, les adipeuses des poissons d'élevage ont toutes été coupées.
Les années suivantes, des pêches électriques ont montré que malgré la plupart des études, ce type d'alevinage pouvait fonctionner de manière assez surprenante.
Tant et si bien que sans ces alevins, nombre des pêcheurs n'auraient rien pris ou presque pendant plusieurs années…

Ce type d'alevinage a été effectué pour compenser un phénomène ponctuel…Etait-il nécessaire ?
Non diront les partisans du 100% naturel, la situation se serait rétablie.
Oui diront les partisans d'une pêche plus " rentable " et plus facile.
Pas suffisant pourraient même dire les viandards…

Alors je dois l'avouer, mon envie est de voir des rivières naturelles qui s'autosuffisent.
Mais dans certaines conditions, une gestion patrimoniale est-elle la réponse à ce que souhaitent 98% des pêcheurs ? Ceux-ci seraient-ils capables de comprendre qu'une rivière est un milieu naturel et sujet à ce titre à de nombreuses contraintes… ? Auraient-ils eu la patience d'attendre des années meilleures… ?
Personnellement j'en doute.

La vraie question est : la gestion patrimoniale est-elle compatible avec une gestion halieutique de masse ?
A l'heure actuelle, je ne pense pas…Même si je suis personnellement pro naturel, je ne fais partie que d'une minorité…

Jéjé

Fin d'année

Nous y sommes, encore une fin d'année. Tout passe si vite que l'on ne prend plus le temps de voir passer …le temps !
Dans une société ou l'anticipation est reine, (j'en veux pour preuve les supermarchés ou Noël se prépare en octobre, au cas ou une anticipation serait possible) comment apprécier et profiter des choses simples que nous pouvons encore avoir de façon gratuites. Oui, je dis bien profiter, car le mot gratuité ne sera peut plus dans le dictionnaire de la langue Française d'ici peu, tout est monnayable, le service rendu, les loisirs et peut être déjà l'amitié, tout n'est qu'affaire d'argent.

Alors pour l'instant, profitons de ces quelques moments qui nous restent encore pour aller, par exemple, admirer les truites sur les frayères, regarder le comportement des autres poissons présent dans la rivière, constater le niveau d'eau etc etc. Parce que la pêche de la truite n'est pas seulement l'affaire de quelques mois passés au bord de l'eau avec une canne, mais elle doit aussi être une passion qui nous conduit toute l'année au bord de l'eau,ainsi qu' aux diverses réunions des AAPPMA, Assemblée Générale ou l'on peut donner son avis de simple pêcheur, faire profiter de ses constatations faites tout au long de l'année sur vos parcours préférés, c'est ce qui peut, dans certains cas, faire bouger les choses. Un parcours peu fréquenté aurait peut être besoin d'une attention particulière, un riverain détourne peut être trop d'eau, ou une évacuation sauvage se déverse au dessus d'une possible frayère ou bien d'autres choses du même type. Profitons de ces moments ou l'on nous donne la parole !

Ne voulant en rien attrister les fêtes de fin d'année, je vous souhaite un excellent Noël, plein de surprise et un un joyeux réveillon avec les gens que vous aimez.

Le pétsu

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