Prendre soin des ruisseaux

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Le Rizzanese

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Une occupation hivernale

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Si la saison hivernale n'est pas toujours le meilleur moment pour mettre le nez dehors, il est cependant très intéressant pour l'entretient des berges de nos ruisseaux et rivières. Un peu  d'effort physique réchauffe et permet de s'évader de ce monde fou !
Mais attention, il s'agit bien des berges, pas du lit, nos farios vont très certainement frayer, il ne faudrait pas piétiner leur frayère et détruire le peu que nous avons. Un ruisseau qui ne voit pas assez de lumière ne peut pas vivre correctement, le développement des micros algues, herbes etc. ne bénéficie pas des rayons solaires indispensable pour la photosynthèse. Les invertébrés, les  végétariens, ne trouvent donc pas de quoi se nourrir, les invertébrés carnivores ne trouvent donc pas, par conséquence, leur nourriture, et au sommet de cette chaîne alimentaire, la truite ne trouve que très peu de chose à manger, facteur limitant s'il en est !

Le remède est assez simple, laisser les rayons solaires pénétrer nos ruisseaux, en choisissant par exemple de laisser pénétrer la lumière du matin, il ne fait alors pas trop chaud, ce qui est bénéfique pour la température de l'eau, et ménager des zones d'ombres pour l'après midi, moment le plus chaud bien sur. Les arbres les plus hauts protègent de la chaleur de midi, avec leurs frondaisons qui surplombent l'eau, il faut les conserver, mais couper les taillis bas, ronces et autres " fourbis ". Si les fougères sont présentes, il faut les conserver, c'est un bon témoin de fraîcheur

.Ce travail incombe normalement aux propriétaires riverains, mais la vie actuelle fait que cet entretient est bien souvent oublié. Contacter son AAPPMA  est une des meilleurs solutions, mais toujours la plus efficace, les AAPPMA n'ayant pas toujours le temps, ou l'envie, de s'occuper de tel travaux. Contacter les propriétaires riverains est aussi une très bonne solution, mais il faut prendre le temps de faire des recherches et de les contacter…….
Une action sans autorisation est très certainement plus facile sur le plan de la communication, puisque seul un groupe de personnes sont actives et travaillent ensemble, mais dans ce cas, tous les protagonistes sont hors la loi, tout comme les propriétaires riverains qui ne font pas l'entretient de ces rives, alors, que choisir ???


Xavier Hudry


Photo:P'tit Schlum

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Regarder les truites frayer

http://www.truitesetrivieres.com/accueil2/bv000004.jpgLes mois de décembre et de janvier sont les meilleurs pour observer notre fario frayer. Les eaux, souvent à l'étiage d'hiver, sont suffisamment claires pour pouvoir admirer ce ballet.
Si c'est la première fois que vous voulez observer cette parade, je vous conseille de choisir une rivière de taille moyenne, aux eaux claires et assez lisses. Il faudra en tout premier  rechercher les gravières capables d'accueillir nos farios pour cette reproduction. Un lit de galet bien propre, avec un courant permettant une très bonne oxygénation du substrat, qui ne doit pas être colmaté par des boues ou sédiments diverse.
La truite fario est sexuellement mature vers 2 ans pour les mâles et 3 pour les femelles. De novembre  à janvier, elle se reproduit à une température comprise entre 5° et 12 °. Les géniteurs se retrouvent après avoir effectué une migration plus ou moins longue vers l'amont des rivières, colonisant souvent de petits tributaires, pour bénéficier d'une meilleure oxygénation et du substrat adéquate. Les mâles, très agressifs, dissuadent leur congénère pendant que les femelles aménagent une dépression le nid, dans les graviers pour y pondre leurs œufs.

Les œufs, d'un diamètre de 4 à 5 mm et d'une couleur orange, seront immédiatement fécondés par la semence mâle. Puis la femelle les recouvre de graviers afin de les protéger du courant et d'éventuels prédateurs. Très vite, la frayère est abandonnée

.La période d'incubation varie en fonction du taux d'oxygène dissous et de la température de l'eau. A l'éclosion, l'alevin toujours protégé par les graviers, se nourrit de ses importantes réserves vitellines (c'est le sac que l'on voit sous son ventre), qui seront résorbées en 4 à 6 semaines. Une fois cette réserve de nourriture épuisée, il sortira des graviers protecteurs pour se nourrir seul.

  Mais il lui faudra se protéger des prédateurs ; il a d'ailleurs peu de chance de devenir adulte, et le premier prédateur est le pêcheur qui marche dans l'eau à l'ouverture, les alevins se cachent alors dans les graviers, et la botte qui se pose sur le gravier écrase un grand nombre de ces alevins

 


Mis à jour le :lundi 6 septembre 2010  SIRET:51853065400012Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS  Infos légalesPartager sur Facebook                       Copyright © 2010. Tous droits réservés.Design: Xavier Hudry