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MA RIVALE

Ma rivale pourrait s'appeler Bénédicte, lui me parle d'une certaine Truite,
Elle pourrait se prénommer pourquoi pas Lio, lui la surnomme plutôt Fario.
Il ferait bien plusieurs kilomètres, pour en avoir une de quelques centimètres.
Certes elle a de belles courbes, mais elle n'en est que plus fourbe.
Elle danse pourtant de jolies valses, mais lui ne l'imagine que dans sa nasse.
Elle met sa plus jolie tenue, et lui n'en est que plus mordu.
Elle se fait attendre plusieurs mois, et lui les patiente tout en émoi.
Lui il aime les femmes tendres, douces et attentionnées,
Elle n'est que légère, perfide et mal intentionnée.
Elle ne lui mitonnera jamais une paëlla, elle risque juste de finir dans son plat.
Lui n'envisage avec elle qu'une prise sans lendemain, elle redoute avant tout qu'il la prenne bien en main.
Belle et scintillante rivale, de toi nous ne ferions que ripaille.
Je ne t'en tiens donc pas rigueur,
Il ne sera pour toi qu'un coureur.
Ce qui donc me rassure un tant soit peu, c'est que jamais tu ne seras Madame Espeut.

Marie

Ouverture 2017

Ça y est, on en voit le bout, une fois le cap de l’avant dernier mois passé une joie et une folie incontrôlable s’emparent de nous. Dans quelques matins, il faudra être le premier au bord de l’eau pour pêcher celle que l’on attend depuis 5 froids et longs mois.

Ils auront été, pour le pêcheur, l’occasion d’aller voir la truite s’effréner à se reproduire, il peut tirer quelques magnifiques clichés qu’il regardera jusqu’a l’ouverture, envieux et impatient. Cette trêve, que l’on appelle malheureusement une fermeture, peut être aussi un moment pour refaire le plein des mouches. Se remettre à l'étaux, croyez moi, fais oublier le temps mort.

Les leurristes, quant à eux, recomptent continuellement leurs leurres, graissent leurs moulinets, affutent les hameçons et s’extasient devant leurs petits leurres qui se déhancheront dans le courant très prochainement.

Avec toutes ces jubilations et ces pensées arrive la mi-février, et une question commence à venir à la tête… « Comment vais-je aborder l’ouverture ?! ».
Je dis la mi-février car l’ouverture n’est plus que dans 3 semaines, et donc selon la neige qu’il y a sur les massifs ou tout simplement la température extérieure, il faudra modifier sa pêche. La morphologie du ruisseau, la fonte des neiges, l’altitude, s’il coule au milieu de gorges froides ou s’il est calme et plat, sont pour moi des facteurs incontournables et qu’il faut prendre en compte pour réussir son ouverture.

ASSEZ PARLÉ, PASSONS À L’ASPECT TECHNIQUE DE LA CHOSE :

Connaissant par cœur le ruisseau que je pêcherai le jour J, je privilégierai la pêche au leurre, car il offre de beaux trous et une suite de petites cascades très sympathiques. Ce ruisseau n’étant vraiment pas large : 1m50 en moyenne, il n’offre bien sur aucun plat ou radier où il est possible de pêcher au poisson nageur. C’est pourquoi je pêcherai au leurre souple, avec de petites têtes plombées de 0.8 à 1.5 g. Les poissons dépassant rarement 30 cm, je ne passerai pas au-dessus des 2 pouces en taille de leurre souple. Les coloris naturels seront de rigueur car les trous étant petits, il faut que la truite morde dans les premières secondes, d’où l’intérêt d’avoir des leurres ressemblants, de façon à ce que la truite ne se pose pas de questions…
Selon la température de l’eau (qui sera froide de toute façon), j’adapterai l’animation : lancé ramené en linéaire doucement si l’eau est très froide, si l’eau est un peu plus chaude que d’habitude une animation en dent de scie ou en stop and go sera un bon choix.

La pêche au toc est la pêche que je considère comme la plus sûre à l’ouverture. En effet, les truites sont fatiguées et n’ont pas forcément la force de suivre un petit leurre. Dans ce cas, rien de mieux qu’un ver ou une teigne !
En début de saison je préconise plutôt l’utilisation de vers de terre. Je m‘explique. A cette saison, les cours d’eaux sont souvent chargés à cause des pluies précédentes, or les vers respirent par les pores de leur peau. L’eau pénétrant dans la terre les force à remonter à la surface pour éviter qu’ils se noient. Arrivant à la surface, l’eau qui ruisselle sur les berges les emporte et les fait glisser dans la rivière. Voilà pourquoi le ver est une esche de circonstance à cette période là et pendant les périodes de pluie.
La plombée est un côté un sombre de la pêche au toc. En effet elle est primordiale dans cette pêche car elle permet d’accéder à des postes recherchés ou d’avoir une vitesse de dérive variable. Le problème est que la plombée demande une connaissance technique accrue ; des années d’expériences sont nécessaires pour avoir un équilibrage parfait de la plombée

La pêche à la mouche est celle que je qualifierais de plus difficile à exercer en période d’ouverture. En effet, l’absence quasi-totale d’insectes en fait toute sa difficulté ! L’adaptation et la remise en question sont obligatoires. L’observation du milieu et sa connaissance, la réalisation et le choix des mouches assurent la réussite de sa pêche. Comme il n’y a pas d’insectes bien définis, il faut pêcher avec des mouches qui n’imitent rien en n’imitant tout (palmer etc…).
La pêche en nymphe est l’option la plus adaptée par temps froid ! Les premières éphémères n’arriveront que mi-avril, début mai.

Nous abordons maintenant le troisième et dernier grand thème de cet édito. Comme vous devez sûrement le savoir, les truites sortent d’une période de reproduction très éprouvante pour elles ; elles sont minces et fatiguées. Durant cette période de jeûne et de reproduction, elles viennent déposer leurs œufs sur des endroits bien définis, souvent en fin de courant ou sur des gravière où l’eau ne coule pas trop fort mais où l’endroit est quand même oxygéné !
Fin février début mars, les œufs éclosent et de minis alevins naissent. Ils ne sont pas encore autonomes, le sac vitellin permet de les nourrir et de les maintenir en vie. Pour se protéger, ces futures truites vont se cacher sous les graviers de la frayère, d’où l’importance de NE PAS MARCHER DANS L’EAU, jusqu’à minimum fin mars !
A l’ouverture, le milieu est un biotope tout à fait différent de celui que l’on a quitté en octobre (ou septembre pour ceux qui ne vivent, tout du moins, pas en Savoie). La rivière a subi beaucoup de modifications. Comme évoqué précédemment, les truites se sont reproduit, des crues ont peut être modifiées le faciès de la rivière, les insectes ne sont pas totalement présents, hormis quelques heptageniidaes ou gammares.

Donc, pour faire une rapide conclusion, la connaissance du milieu est pour moi le pilier principal dans la pêche, l’adaptation est aussi une priorité. Adaptation de la plombée, de l’esche, de la mouche ou du leurre. L’ouverture n’est pas seulement l’occasion de retrouver les truites mais aussi celle de retrouver les copains au sein d’une passion commune.

Cet édito est maintenant fini. Je vous remercie de l’avoir lu et je remercie l’équipe TER de m’avoir proposée de l’écrire !

En quelques mots, « bonne saison truite, faites plier les cannes et chanter les moulinets mais surtout respectez le poisson ! »

Tom

Carrefour de la pêche 2017

Dernier grand rendez-vous avant l’ouverture de la truite en première catégorie, le carrefour national de la pêche se déroulant à Clermont Ferrand a fermé ses portes.

Pour tous ceux qui aiment à se retrouver en ce lieu, l’accès a été rendu très problématique par les conditions météo, mais exposants et visiteurs étaient au RDV !

Plus qu’une simple vitrine sur le matériel de pêche, parfois un peu trop envahi par les bateaux ou autres engins aquatiques, ce salon permet de rencontrer des gens que nous n’avons l’occasion de voir qu’une fois par an, et les journées paraissent très courtes mais le partage et les moments forts prennent facilement le dessus, tellement que le matériel de pêche passe parfois en arrière-plan, souvent à tort si l’on veut voir ce qui se fait en nouveauté dans l’éventail des techniques de pêche !

Cette année, je n’ai pas pu descendre au salon de Clermont, et sincèrement cela me manque, pas le côté commercial, mais le côté humain, je pense en autre aux gars du mag « le monde de la truite », à Stef, Alphonse, Jack, Marc et tant d’autre.

Contrairement aux détracteurs de ce salon qu’ils pensent uniquement commercial, d’ailleurs je ne connais aucun commerçant philanthrope, les rencontres qu’il occasionne vaut largement son pesant d’or, et c’est ce qui fait la richesse de ce carrefour de la pêche !

A l’année prochaine !

Le Pétsu

Micro centrales, stop aux détraqueurs!

Message du bureau de l'AAPPMA (SLDP) aux citoyens, pêcheurs, élus et autres agresseurs des milieux aquatiques:

"L’équipe associative agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques se doit de vous informer des projets de micro centrales hydrauliques qui pourraient voir le jour sur le Guiers Mort, et y porter une atteinte sans précédents.
Le Guiers Mort a connu ses heures de gloire et reste une rivière d'exception dans un environnement naturel tel que le Parc Naturel de Chartreuse. Pourtant classée réservoir biologique sur sa partie en amont du bourg de St Laurent du Pont, un projet porté par GEG (Grenoble Gaz Electricité) a été présenté (comme de nombreux autres*) cet été à la commune de St Pierre de Chartreuse pour construire une micro centrale hydroélectrique entre Perquelin et la commune de la Diat.

Nous n'avons pas eu vent d'une quelconque consultation public..
Le linéaire impacté par cet équipement représente près d'1,5km de rivière au niveau des sources du Guiers et n'est pas sans conséquences sur les milieux aquatiques, la faune et la qualité de l'eau en général. D'anciennes pêches électriques de comptage et de génétique pratiquées par des professionnels, techniciens de la FDAAPPMA ont affirmé que les truites farios sur cette partie du Guiers Mort sont présentes en grande quantité, de souche autochtone (truites sauvages endémiques présentes depuis toujours), et jouent un rôle majeur dans la pérennisation de l'espèce et le bien être de la rivière. Autrement dit, le dernier tronçon resté intact à ce jour.
La rivière au niveau du seuil des Antonins (commune de Perquelin) serait détournée et envoyée dans une "conduite forcée" (comprendre un énorme tuyau souterrain) pour être redistribuée plus bas, à la Diat, afin d'alimenter une turbine génératrice d'énergie. Potentiellement, c'est 90% du débit de la rivière qui pourrait être sortis de son lit...laissant alors -dans ce qu'ils appellent un débit réservé- seulement 10% restant dans le lit principal.

Imaginez un instant faire vos réunions dans une salle privée de 90% de son espace habituel et de 90% de son oxygène...Combien de temps tiendrez-vous, dans vos bureaux ?

Il est important que vous preniez conscience que si les rivières vont mal aujourd'hui, c'est principalement parce que nous les avons détraqué depuis plus de 50 ans pour des raisons industrielles, domestiques et agricoles... (les barrages en faisant bien évidemment partie).
Ces barrages promettent des énergies renouvelables certes (bien qu'il y est de moins en moins d'eau chaque année) mais sont loin d'être des énergies propres et renforce l'agonie de nos cours d'eau ! Alors ces projets pour transiter vers l'énergie hydraulique sur des zones dégradées ou à la sortie des STEP (pratiqués par certains pays en Europe), pourquoi pas...Mais sur un cours d'eau majestueux, resté intact et proche de son écoulement naturel (et c'est assez rare pour le souligner) qui est en cours de labellisation Rivières Sauvages... NON MERCI !
Un flyer sera donc distribué dans la commune de St Pierre de Chartreuse et toutes les communes voisines, pour que ces projets soient connus de tous, et non cachés et votés sans l'opinion public. Les rivières ne sont pas nos propriétés..encore moins un moyen de faire de l'argent.. Elles sont un bien commun et méritent toutes notre protection parce que ...L'EAU C'EST LA VIE ! PAS L’ÉNERGIE !

* Un autre projet de barrage sur le Guiers Mort est en cours et retient toute notre attention. Il s'agit d'un projet de micro centrale hydraulique sur le secteur du No Kill dans les gorges de St Laurent du pont au lieu dit « la perelle ». Projet encore porté par GEG et proposé à l'usine VICAT.
Autrement dit, sur une rivière au fonctionnement quasi naturel sur plusieurs kilomètres depuis ses sources, il pourrait bien y avoir 3 barrages dans les années à venir. Si on ne se manifeste pas, c'est autant de projets qui verront bientôt le jour et le Guiers Mort n'aura alors jamais aussi bien porté son nom... Pensez-y..

PARTAGEZ UN MAXIMUM, copier ou imprimer ce flyer, faites le savoir, publier le sur vos blogs, sites et même distribués le dans votre entourage, diffuser dans les magasins de pêche, les clubs etc, notre rivière est en danger. Cette action est une première démarche pour faire entendre notre voix aux habitants, amoureux de la nature, élus et autres porteurs de projets mais ne sera certainement pas la dernière. A bon entendeur !

Le bureau de l'aappma de St Laurent du Pont.

L'avenir de la pêche par Jean Pierre

Une question que beaucoup se posent et qui soulève bien des incertitudes tant les problèmes liés à cette activité pourtant simple, ludique, paisible, engendre bien des rivalités et autres problèmes liés à la gestion, la préservation des milieux.
Il n’est pas facile de donner une réponse à ce sujet tant les règles, lois, législations sont nombreuses et complexes. Si l’activité pêche en France est régie par des textes de lois la gestion est confiée aux AAPPMA qui on la charge des baux de pêches qui ont pour but la défense des milieux aquatique de la faune de la flore etc., ceci sous couvert des fédérations départementales qui sont une émanation des AAPPMA de même que la fédération nationale pour la pêche la pêche en France « la FNPF « est une émanation des différentes fédérations départementales. Discourir sur les fonctions de chacune de ses 3 associations « sous loi 1901 » serrait tout autant complexe ! Je rappellerais simplement qu’il faut bien entendre que les gens qui œuvrent au sein de l’une de ces 3 structures associatives sont des bénévoles !
Revenons à cette question fondamentale « quel avenir pour la pêche »
-faudrait-il militer pour une responsabilité des pêcheurs ?
Selon moi oui !
- Je suis partisan de plus de participation de la part des pêcheurs au sein de leur AAPPMA !
-Comme je l’évoquais plus haut les membres du bureau d’une AAPPMA sont tous bénévoles, sont-ils pour autant les seuls responsables de l’évolution de nos cours d’eau qu’elle soit bonne ou mauvaise ?
Non, de nos jours les pêcheurs qui s’acquittent d’une carte de pêche au sein de leur AAPPMA deviennent adhérents, ce qui donne un droit de pêche, mais aussi des devoirs envers cette association, et notamment la participation aux Assemblées Générales électives !
Mais nos devoirs quels sont ’ils?
Selon moi, il serait bien que les AAPPMA soient plus exigeantes envers leurs adhérents en demandant une demie voir une journée en faveur d’actions sur les milieux aquatiques.
Elles peuvent être de toutes natures ; nettoyage rivière, pêche de sauvetage en période estivale, faucardage etc. Utiles car elles permettent une meilleure connaissance des gens, une réflexion commune sur la ou les actions à faire et c’est l’occasion de moments de partage des connaissances du milieu, des divers techniques de pêche etc .Ainsi chacun pourrait nourrir sa sagesse de pêcheur et comprendre ce que l’un ou l’autre souhaite !
-Autre actions en faveur de la pêche de son devenir, les APN « atelier pêche nature », voilà une des plus belles réussites que l’on ait pu réaliser ! Si l’on peut ne responsabiliser des pêcheurs adultes, aillons pour action en faveur de l’avenir de notre passion la « formation des futures pêcheurs ». De plus en plus ces APN se développent dans différents départements, mais nous adhérant d’une AAPPMA nous pouvons aussi participer soit en se rapprochant de notre AAPPMA et participer aux activités liées à cette association.
Si je peux me permettre de prendre mon expérience personnelle, je dispose d’un brevet d’initiateur FFPML, qui me donne le droit d’accompagner des jeunes et de les initier à la pêche mouche lancé etc. ceci sans rétribution, ce qui me convient parfaitement, car selon moi lorsque l’on partage une passion sans but lucratif est beaucoup plus riche en émotions et apporte beaucoup plus ………..

Pêche estivale, cherchez la fraîcheur

Les pêches estivales nous laissent parfois un peu perplexe, le niveau souvent bas, l’eau réchauffée et un soleil de plomb ne donne pas forcement envie de partir pour une session pêche, pourtant, de belles pêches peuvent être faite en été.


Pour profiter pleinement de cette saison estivale, quelques règles simples et logiques sont à respecter, comme le choix du parcours, les heures de pêche et la technique à utiliser. Nous pouvons donc dire que deux grands courants seront porteurs, le ruisseau et le torrent de montagne. Certains peuvent aussi pêcher les lacs de montagne, parfois capricieux mais avec l’avantage d’une belle course et de paysages magnifiques.

Le ruisseau

Pour ceux qui doivent pêcher le plus possible de chez eux, par facilité, ou pour économiser notre planète en polluant moins, devront respecter quelques principes qui coulent de source ! Un ruisseau de plaine qui coule en plein champs bénéficiera de toute la lumière et la chaleur du soleil en pleine journée, ce qui ne plaira pas spécialement à notre moucheté, elles peuvent cependant être prise avec une sauterelle, mais une pêche matinale ou tard le soir devrait donner de meilleurs résultats, les truites sont lucifuges elles préfèrent le crépuscule ou l’aube, c’est donc à ces heures ci qu’il faut être au bord de l’eau, jusqu’à environ 10 heure ou même11 heure.
Si vous avez décidez de pêcher toute la journée, rien n’est perdu, il vous faut trouver un ruisseau ou petite rivière qui coule dans les bois. Les arbres offrent une très bonne protection contre le soleil, le feuillage procure une fraîcheur bienfaisante et agréable, de plus, de nombreux insectes vivent alentours et seront pris par les truites. C’est un lieu ou il fait bon s’arrêter pour casser la croute, tranquillement sur la berge, le dos contre un arbre, et c’est encore plus plaisant de s’offrir une sieste de 20 minutes, avec le clapotis de l’eau comme berceuse. La reprise de la pêche sera alors un véritable enchantement, le pêcheur pourra de nouveau se concentrer sur sa pêche et passer une bonne après midi à l’ombre.
Pour le coup du soir, le retour sur un ruisseau ou petite rivière dégagée sera de mise !
Pour la technique, celle que vous pratiquez habituellement sera parfaite, il suffit bien sur d’alléger le tout pour une pêche plus juste. Pour le nylon, il est inutile de vouloir descendre trop bas, les combats avec les poissons sont souvent trop long, nos truites ne supportent que très mal ces combats, il ne faut pas oublier que l’eau contient moins d’oxygène dissous de par sa température supérieur à la normal.

Le matériel de pêche

Simple, léger et peu encombrant, voila les trois critères à respecter. Les ruisseaux ombragés sont, par définition, protégés de la lumière par des arbres. Le fouillis qu’il peut en découler nous fera préférer une canne à Fil Intérieur ou une canne téléréglable équipé d’un moulinet contenant du crin de couleur fluo en 12 centième, terminé par un bas de ligne en 11 ou 10 centième, relié au corps de ligne par un micro émerillon. On peut facilement se passer du rigoletto, cela permet de gagner un peu en discrétion. Une pêche plein amont semble de mise, en fonction des éventuels rayons solaires, les esches de petites tailles seront préférées.
La discrétion est bien sur le maître mot de ce genre de parcours.

Le torrent de montagne


Les grands avantages du torrent de montagne, c’est que les truites, ayant un cycle pour se nourrir très court durant la saison, seront mordeuses à toutes heures de la journée, profitant de toute nourriture pouvant passer à porté de gueule. En plus d’une belle journée de pêche, vous profiterez d’un cadre exceptionnel, et en montant sur ce torrent, peut être arriverez vous à un déversoir qui vous laissera découvrir un lac.
Le matériel de pêche est celui que vous utilisez habituellement, toutes les pêches sont permises, toc, vairon, mouche ou leurre le choix vous appartient. Il faut aussi prendre un petit sac à dos, contenant des vêtements de rechange chauds, un aspicvenin, quelques pansements au cas où vous auriez des ampoules, une couverture de survie. Détrompez vous, c’est le strict nécessaire lorsque l’on fait une sortie en montagne, bien sûr, n’oubliez pas un encas et la boisson.


Marchez le long de la berge, en évitant au maximum de piétiner le fond, les torrents sont très souvent dégagés, ils permettent une prospection depuis la rive, profitez donc de cet avantage. Une pêche amont sera préférée, et là, faites attention à la projection de votre ombre sur le torrent ! Pour les pêcheurs au toc, inutile de pêcher avec une canne de type anglaise, trop souple elle ne permet pas un control correct lors des combats, privilégier une canne assez rigide est gage de réussite et de rapidité dans l’action de pêche !


Je vous souhaite à tous d’excellents moments au bord de l’eau pendant vos vacances !

Le Pétsu

Le clit'eau

…ou plus naturellement le clito, double orthographe acceptée par le Naudico ni illustré,ni illustre.
Vieux pécheur pyrénéen, je me demande si Xavier s’est déjà penché sur le clito, s’est déjà épanché sur le clito dans les pages du site " Truites et rivières ". En effet, cet article indispensable ne déclenche pas d’orgasme chez les auteurs halieutiques.
Pour beaucoup de pêcheurs il est un accessoire incertain, un accessoire qu’ils titillent à contre-coeur et qu’ils appellent faussement '' guide-fil '' , faussement car seule la plombée a la charge de guider le fil.
Je dédie ces quelques lignes à Francis qui perpétue la tradition pyrénéenne en serrant sur le fil cinq centimètres de laine rouge qui avertit les automobilistes de l’arrivée imminente d’une truite d’exception arrachée à la Neste en contrebas depuis le parapet de la chaussée.

Le clito est d’abord un repère visuel dans le contre-jour et la végétation riveraine. Il est le maître d’oeuvre qui nous renseigne sur la nature du lit: course régulière de la ligne ou retenue sur l’obstacle,qui nous renseigne sur le possible intérêt d’une truite pour l’appât par un arrêt sans transmission du toc. Accrochage ou truite? L’expérience limite les confusions. Le clito est difficile à régler dans un ruisseau sportif et encombré; il détermine la longueur de ligne à immiscer dans la végétation pour explorer les bons coups d’atteinte incommode. Garder une petite marge entre lui et le bout du scion pour un peu de souplesse et sentir le toc. Parcours enchanteurs d’immersion dans la Nature mais qui font regretter parfois des berges plus sereines. Sur une rivière- torrent plus large le clito se règle en fonction de la hauteur d’eau supposée mais aussi de la diagonale de la ligne causée par l’impétuosité du courant. Plombée à étudier pour les plages surtout. Exceptionnellement le clito peut être noyé. Placé trop bas, il attise la convoitise de petites truites.

Je n’achète jamais de clito. Comment font les pêcheurs pour en perdre autant? Je glane le long du cours; pas besoin de draguer. Pierre Perret me souffle. Si Si. Mon ami Pierrot, ma chandelle chancelle et au clair de la Lune vous verrez tous les clito. Des fins ,des longs, des ronds et ronds et ronds,petit polisson. Bonbon rose de la Miss, écharpée belle; ballons ovales, ballons ronds qui vivent de passes en passes, à toi, à moi, émoi, émoi, billes du tronc de sept pêchers capiteux; chapelet, fantasme de bedeau pour le coup du soir, après none; Marseillais d’un jaune ringard, sucette à l’anis, sucette à l’amour de Gainsbourg; bouchée de la Reine pour Roi en tétée.

Francis ne pêche plus. J’ai repris le vieux chandail rouge; je noue un bout de laine et je brandis sur les torrents « le chiffon rouge de ma liberté « avec une pensée pour Michel Fugain.

Jean Naudy Peyregailh

TROIS… DEUX… UN… TRUITEZ !

Il faut bien l’avouer, nous autres les truiteux sommes particulièrement taiseux, mais à l’approche de l’ouverture, l’abstinence de l’hiver force à discuter coin de pêche et technique, pour combler ce manque hivernal, car voyez vous, par ici, ça pêche, ça ferraille sans complexe, ça toque et retoque, ça dérive, ça mouche sans gober n’importe quoi et ça vaironne sans fanfaronner ! La pêche de la truite permet sans crainte de pratiquer toutes les techniques, qui ne sont en aucun cas compétitrices mais qui, bien au contraire, se complètent.
La Doria en Savoie
Vous comprendrez qu’à l’occasion de ce premier grand rendez vous de l’année pour les pêcheurs, nous ne parlions pas de techniques de pêche tant il y aurait à dire, mais néanmoins, nous pourrions approcher un peu les sujets sensibles concernant notre truite fario, et notamment sa protection en début de saison.
De mi novembre à fin décembre, les truites ont quittées les rivières principales pour rejoindre les ruisseaux et petits affluents afin de se reproduire, c’est la période optimale du frai pour la truite fario qui va assurer la pérennité de l’espèce. Une fois sur les frayères, elles creusent un nid pour déposer les ovocytes que les males fertiliseront en pleine eau, les œufs fécondés seront alors recouvert de gravier pour assurer leur développement pendant l’hiver. Le développement des embryons demeure sous le gravier, suivi de l’éclosion, toujours sous le gravier. L’éclosion est le moment ou l’alevin sort de l’œuf, il restera sous le gravier jusqu’à l’émergence, se nourrissant grâce à son sac vitellin relié à son abdomen. Viendra alors le stade le plus critique, l’émergence, qui aura lieu la première quinzaine d’avril en fonction des températures de l’eau (il faut 420° jours, soit, par exemple, 60 jours si l'eau est à 7°c ou 70 jours pour une eau à 6°c. (60x7=420 ; ou 70x6=420)). C’est à ce moment, que nous autres les truiteux devons être extrêmement prudent, le fait de traverser une frayère chaussés d’une bonne paire de cuissarde, provoque inévitablement l’écrasement des alevins qui sont encore enfouis sous le gravier, à une profondeur d’environ 4 cm. Ces mêmes alevins qui vont devoir se battre pour rester en vie au nom de la sélection naturelle ! Il nous faut donc rester résolument prudent, en évitant à tout prix de marcher dans l’eau en début de saison, surtout sur les zones de frayères, si vous devez traverser, marchez sur les gros blocs stables. Cette première précaution est un grand pas vers la protection de notre cheptel, mais d’autres peuvent être appliquées facilement, telles que :

Eviter à tout prix de marcher dans l’eau
Utiliser des hameçons sans ardillons (c’est aussi efficace)
Ne laisser aucunes traces de son passage si ce n’est l’empreinte de ses pas (et encore…)

La pêche de la truite moderne n’est plus vivrière, il faut donc, pour réussir au mieux et s’intégrer au plus prêt de notre passion, respecter les règles naturelles établies au fil de l’évolution.

Le climat et le milieu façonnent les hommes….Ne laissons pas les hommes façonner le milieu….

Bonne ouverture !

Le Pétsu

LE SOURIRE DE LA TEIGNE

eschage de la teigne
Je suis un vieux pêcheur pyrénéen auquel Xavier n'a rien demandé mais qui, la veille de l'ouverture a été surpris par le nombre de boîtes de teignes vendues dans un seul magasin de sport.
Il est vrai que tous les pêcheurs n'ont pas à leur disposition un tas de compost pour alimenter leur réserve de vers nourris au marc de café et à la mousse et prennent cette esche par défaut ou par imitation. On ne peut empêcher que le choix de quelques-uns ne déteigne sur une majorité.

La teigne est un excellent appât, parfois meilleur que le ver en début de saison. Pour réussir une pêche satisfaisante, une condition primordiale: la présentation.
Une présentation naturelle telle une larve de phrygane (drague...porte-bois...) qui serait sortie de son étui protecteur (les truites avalent le tout). Présentation naturelle d'une larve à la dérive dans le torrent.
Choisir un hameçon numéro 16, de préférence blanc. Court toujours.
des teignes de petite ou moyenne taille.

Fixation : Traverser délicatement la larve de part en part en son extrémité postérieure contre la pointe terminale.
Perforer de nouveau (une fois) quelques millimètres au-dessous,délicatement encore,de façon sous -cutanée pour assurer un bon maintien.
Délicatement, pas d'emballement . Pas d'empalement.

La teigne est intacte; naïade printanière, elle va rester longtemps affriolante. Son sourire montre qu'elle apprécie le bain, plongeant tête première.

C'est un appât qui pendouille, parfois long à avaler dans le courant. Donc, pour le ferrage prendre son temps (un certain temps comme racontait F.Raynaud). Ce pourrait être le sujet d'un autre texte.
« Au moindre toc, ferrez » disent les bons auteurs . Surtout pas. La durée de l'attente varie de 0 à 4 sur l'échelle de Fischer selon l'appât, la taille du poisson,sa faim. Mais aussi la nervosité du pêcheur,sa tenue de canne,sa maîtrise de la ligne.


S'adapter. Plaisir du toc.


La saison commence, gardez ce plaisir avant que Septembre ne l'éteigne.

J. Naudy Peyregailh

TOUR DE FRANCE ET PÊCHE...

Cette année la FNPF (Fédération Nationale de la Peche en France) "innove" et met le paquet sur un évènement mondialement suivi : Le Tour de France... Un gros coup médiatique est espéré.... Mouai... On se demande dans quelles circonstances et de quels cerveaux cette idée de génie a-t-ele émergée? Une vaine pétition en ligne a été mise en place à l'encontre de cette initiative. Sont montrés du doigt et à juste titre le gaspillage de l'argent des pêcheurs (800000€ tout de même) ainsi que la mauvaise image associée au cyclisme et particulièrement au Tour de France à cause des scandales à répétition dûs au dopage. A notre sens, ce n'est même pas là le plus grave. Le plus grave et le plus désolant c'est la contradiction profonde qu'il existe entre cet évènement extrêmement pollueur et la mission de "protection des milieux aquatiques" qu'il incombe aux AAPPMA et FDPPMA. Tandis que dans un sens on encourage les bénévoles pêcheurs à protéger et entretenir leurs cours d'eau, à nettoyer les berges des inépuisables déchets que notre société de consommation fabrique à la pelle, dans le même temps, nos instances dirigeantes nationales s'associent à l'évènement sportif le plus pollueur qu'il existe en France.

L'évènement ponctuel certainement le plus impactant sur les têtes de bassins dans les Pyrénées et partout ailleurs, où passe le Tour. Rien qu'un chiffre : il faut savoir qu'un Tour de France et sa caravane publicitaire, c'est jusqu'à 16 millions de petits gadgets publicitaires de merde, balancés sur la foule, vite consommés et vite jetés, et qui termineront pour une bonne partie dans la "nature", tout au moins leur emballage... Sans compter les concentrés de gaz d'échappement, les solvant dans les cours d'eau par les familles de badauds qui nettoient leur vaisselle voire leur linge dans le ruisseau d'à-côté, j'en passe et des meilleurs.... Bref. Il existe une contradiction tout simplement insurmontable entre d'un côté nos intérêts et nos missions et de l'autre le Tour de France et son empreinte écologique.


Nous souhaitons de tout coeur que la FNPF et leurs chargés de communication prennent conscience de celà. Et nous les invitons à se mettre sur la bonne piste : la démarche environnementale est porteuse en terme de communication. Pourquoi ne pas s'associer à d'autres fédérations de sport de pleine nature (surf, kayak, etc) et d'organiser un grand évènement national très largement médiatisé autour du nettoyage des milieux aquatiques.


Celà s'appelle faire d'une pierre deux coups.... Merci d'y réfléchir.

Milou
Président AAPPMA de Beaulieu .

Le fraie de la truite

A cette époque de l’année, certains pêcheurs aiment se promener au bord de leurs rivières pour observer le fraie des truites et tenter de réaliser les plus beaux clichés possibles.

Tout au long de la saison, nous entendons souvent les jérémiades de pêcheurs qui se plaignent d’un manque de truite, d’un appauvrissement notable du cheptel, de pollutions, accompagnés d’un rejet systématique de la faute sur quelqu’un en donnant comme excuse que c’était mieux avant. Cela pourrait être vrai dans le cas de rivières soumises à de fortes pollutions, des rivières de plaines qui ne sont épargnées en aucune façon, mais si on regarde sur les têtes de bassins versants, bien moins impactées par ces pollutions, là, tout est différent. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la toile pour se rendre compte de la population de truites, d’ailleurs, c’est bien au moment du fraie que l’on peut estimer une population sur un cours d’eau. De plus, cela donne une indication sur les parties de rivières ou l'on ne doit pas marcher dans l'eau à l'ouverture pour éviter d'écraser les alevins qui pourraient être encore dans le substrat.

Alors promenenons nous au bord de l’eau, scrutons, observons, mais ne râlons pas quand vous ne prenons pas de truites, elles sont là, à nous de savoir les prendre….

DÉSTOCKAGE DE TRUITES SUR L’ÉTANG DE VIRIEU.


Lors d’une rencontre au bureau de l’AAPPMA, Gilles Oliva me demande un coup de main pour la journée de déstockage sur l’étang de Virieu le grand, habituellement réservé à la pêche à la mouche. Ce jour, la pêche se pratique avec presque tout pour enlever le maximum de truite et renouveler le cheptel.


RDV à 7h au bord du lac, une grande partie des pêcheurs sont déjà présent, certains sont même en place devant leur piquet, lampe frontale vissée sur le front. C’est que 166 pêcheurs, ce n’est pas facile à manipuler et installer, les grincheux sont toujours là, les rigolos aussi, les mordus et les rentabilisateurs aussi… Début de la pêche, 8h, au coup de trompette, de multiples plouf bruyants résonnent contre la montagne, c’est parti, la pêche commence. Mais là, je déchante rapidement, ce n’est pas de la pêche, du moins comme je l’entends, mais une véritable boucherie ou le poisson n’a aucune valeur, on le jette au bord, on l’entasse, on joue au foot avec…. Le pire, se sont les enfants qui imitent les grands et apprennent la pêche comme ça, sans aucun respect ni du poisson, ni de son voisin. Entre ceux qui arrivent avec des milliers d’euro de matériel et une panoplie de pate de toutes les couleurs et gouts, ceux qui prodiguent des conseils avisés mais ne prennent aucuns poissons, ceux qui essaient d’en prendre plus qu’autorisé, etc etc etc.


Un plan d’eau ou le respect du poisson est de mise tout l’hiver, avec des manches de championnat de France mouche, voit toute cette éthique s’effondrer en quelques heures, ce qui reflète bien le monde de la pêche. Il faut de tout pour avoir un ensemble cohérant , de la base au sommet, chacun trouve son petit moment de gloire à sa façon.

PSEUDORASBORA PARVA, UN PETIT POISSON LOURD DE CONSÉQUENCES....

pseudorasbora parva

Il faut bien le reconnaître, le truiteux n’a que peu de chance de rencontrer ce petit cyprinidé dans les rivières de première catégorie, mais il pourrait le pêcher lors de la recherche de vif pour la pêche au manié, Pseudorasbora parva puisque c’est lui dont il s’agit, représente un danger réel pour le milieu.

Importé accidentellement (ou non) dans les années soixante des pays asiatiques, il se serait retrouvé dans un lot de carpe destiné à la Roumanie. De là, la colonisation par ce petit poisson fût très rapide, notamment dans le bassin du Danube, la totalité de l’Europe est colonisée, la capacité du « goujon asiatique » à progresser dans les milieux et s’octroyer de nouveaux habitats est incroyable, son introduction accidentelle ou pire volontaire lui favorise la tâche. Il colonise déjà l’Afrique du nord….
En France, on observe les premiers individus en 1970 dans la Sarthe, de nos jours, ce poisson est répertorié sur l’ensemble du territoire.

Sa faculté à se reproduire rapidement, à envahir les plans d’eau et rivières à faible courant en font un danger potentiel pour la faune autochtone, en sachant qu’il est porteur sain d’un parasite qui est mortel pour nombre d’espèces en France, truite, carpes, perche…..Lorsque vous pêchez un tel poisson, il est interdit de le remettre à l’eau, il est classé comme nuisible car susceptible de créer des déséquilibres au sein des populations de poisson locaux.

Encore une fois, le fait d’introduire des poissons « étrangers » à notre patrimoine halieutique peut conduire à une catastrophe, alors quand je repense à mon article précédent concernant la truite de souche Bouillouse, on peut se poser des questions quand au bienfondé de ces tentatives…. Scénario catastrophe ou fiction halieutique, l'avenir nous le dira!

Le Pétsu

Truites de souches bouillouse en Savoie

Suite à un article trouvé sur le blog de l'AAPPMA du Guiers et du Thiers en Savoie, les bras m'en sont presque tombés, vous trouverez cette article

Finalement, je me demandes à quoi peut servir l'ensemble des travaux et efforts que chacun peut faire afin de sauvegarder le milieu, il existe de nombreuses possibilités pour palier à ces dégradations. Pourquoi ne pas penser à de telles solutions ? Certaines AAPPMA ont fait le premier pas, facile, mettons des poissons qui supportent les conditions nouvelles des rivières, réchauffement, pollution etc etc.

L'AAPPMA du Guiers et du Thiers en Savoie introduit des truites de souches Bouillouse, ou plus simplement des truites arc en ciel ( qui de plus ne sont pas des truites mais plutôt de la famille des saumons) dans leur rivière ! Un premier test qui je l'espère ne sera pas concluant du tout !

Alors que certaines AAPPMA s'efforcent d'améliorer le milieu(AAPPMA des pécheurs du haut Guiers par exemple), d'autres se contentent de réfléchir aux solutions de facilité......Et pourtant, cette même AAPPMA demande aux pêcheurs de prendre soin de leur milieu, de se donner une maille de capture bien supérieure à celle établie etc etc.....

N'en doutons pas, on finira par trouver dans les rivières des poissons on ne peut plus exotiques dans quelques années.....Les pêcheurs n'auront plus à se déplacer à l'étranger pour pêcher ce qu'ils cherchent en vain en France, le paradis halieutique non ?

Le Pétsu

Originaire de l'Amérique du nord, la truite Arc en Ciel est la truite dont on maitrise le mieux la reproduction, elle est combative et à croissance rapide, c'est aussi celle qu'on retrouve le plus souvent chez le poissonnier !
La truite Arc en Ciel se reproduit dans quelques lacs de la partie orientale des Pyrénées
La truite arc-en-ciel a un corps fusiforme. Sa tête est relativement petite, sa bouche est peu fendue, le maxillaire ne dépassant pas le bord extérieur de l'oeil.
Le corps présente sur les flancs une bande irisée caractéristique. Les nageoires dorsale et anale présentent des ponctuations noires absentes chez la truite commune. La coloration générale du corps est très variable suivant les types de milieux et l'état physiologique.


Source:Lacs des Pyrénées

FERMETURE DÉCALÉE...

ruisseau des alpes

Tous les truiteux sont bien dépourvu lorsque la fermeture de la truite en première catégorie sonne la fin de la saison, mais certains départements conservent une ouverture retardée….
C’est dans les Alpes que la truite peut être pêchée jusqu’à la mi octobre, et ce de manière tout à fait légale puisque la fermeture est fixée au deuxième Week End d’octobre. Cet avantage date de l’ancienne gestion en place, à savoir l’ouverture décalée de la truite en montagne, les lacs et cours d’eau situés au dessus de 1000 mètres n’étaient pêchable, de façon légale, que début juin afin de protéger les frayères, donc les alevins, qui n’étaient pas encore sorti du substrat, la rigueur hivernale et l’eau froide en altitude retardait le développement des alevins.  (cf: La truite fario)

C’est donc par souci d’équité que cette mesure fût mise en place, tous les pêcheurs disposaient du même temps de pêche. De nos jours, l’ouverture se déroule à la même date que tous les autres départements Français, cela prolonge donc le temps de pêche de presque 1 mois ! Bien sur, les locaux, dont je fais parti, ne vont pas se plaindre de pouvoir continuer à pratiquer leur loisir, mais cette fermeture décalée attire des pêcheurs de tous les départements, et je me pose la question suivante, les truites ne subissent elles pas une trop forte pression de pêche juste avant le fraie ?
Si la FD73 promeut cette fermeture tardive chaque année, on peut se demander si l’attrait de la vente de carte de pêche n’est pas leur seule motivation, parcequ’en terme de protection, c’est foutu !

Parfois les règles établies pourraient être aménagées pour harmoniser une législation au demeurant très complexe, même si j’aime pouvoir pêcher avec mes amis au mois d’octobre….


Le Pétsu

MEMENTO DU PÊCHEUR DE TRUITE

Un document réalisé par la Fédération du Rhône pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique – novembre 2010

Les gestionnaires de cours d'eau ont depuis plusieurs décennies cherché à améliorer le
fonctionnement des rivières pour des objectifs divers : augmenter les quantités de poissons pour les
pêcheurs, gérer les crues ou stabiliser les profils pour les riverains…des aménagements, des
habitudes et des pratiques en ont découlé. Les évolutions récentes et rapides des connaissances du
fonctionnement des rivières et de leur faune ont conduit à préconiser l'abandon de certains procédés
au profit d'autres techniques. La communication de ces informations en dehors des réseaux de
professionnels en lien avec le domaine environnemental commence tout juste à se développer. La
diffusion de renseignements auprès du public non spécialiste et des gestionnaires associatifs est donc
en retard, les outils pédagogiques et synthétiques peu nombreux.
A la demande des AAPPMA, un point était nécessaire pour clarifier la situation sur quelques
aspects "clés" d'une gestion efficace des rivières et des populations de poissons, en particulier de la
truite. La présente note reprend quelques aspects simples mais à garder en mémoire et à mettre en
application pour conserver des parcours de qualité. L'objectif n'est pas de rentrer dans le détail de
tous les problèmes qui peuvent se poser au gestionnaire, beaucoup trop nombreux et variés. Il s'agit
juste d'aborder les thèmes les plus fréquemment débattus sur nos territoires de moyenne et basse
altitude, proposer un résumé sur les sujets les plus problématiques.

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la salamandre

L’eau c’est la vie! Et c’est dans les milieux aquatiques que la nature est la plus riche en espèces et en couleurs. Mille surprises nous attendent au fil des saisons en bordure des tourbières, des roselières, des petites mares, des grands lacs et évidemment des immensités marines.

Ouvrez votre porte. Et partez à la rencontre des habitants de la rivière, des poissons aux larves de toutes sorte. Guettez le vol du cincle plongeur et de la bergeronnette. Enquêtez sur les faits et gestes du castor. Au bord des mares et des lacs, suivez des yeux les amours des crapauds ou le vol rapide des libellules. Enfin, courez explorer les côtes marines, là où se manifeste le plus glorieusement ce mariage de la terre et de l’eau dont nous sommes tous les enfants.

La salamandre