Le HOTU

Nom scientifique : chondrostama nasus
Famille : Cyprinidés
Autres noms : Chondrostome, Nase commun, Nez, Mulet, Aloge
Poids maximum : 2,5 kg ( moy. 1 à 2 kg)
Taille maximale : 50 cm (moy. 25 à 40 cm)
Durée de vie : 13 à 15 ans
Période de frai : Mars à Mai
Ponte : 50 000 à 100 000 ovocytes
Caractéristiques
morphologiques
Corps allongé, fuselé. Tête
conique avec une bouche infère (ventrale) typique. Les lèvres sont dures et
tranchantes en forme de lame. Grandes écailles, 57 à 62 le long de la ligne latérale.
Dos verdâtre gris, clair. Les flancs surtout éclaircis du côté ventral, écailles
plus foncées au centre, son ventre est blanchâtre.
Toutes les nageoires sont teintées d’orange pale, surtout à la base. Longueur
moyenne 35 à 45 cm, longueur maximale 60 cm.
Ce
poisson fréquente les fleuves et rivières de plaine dans leurs cours moyens. Il
aime aussi remonter ceux-ci, parfois jusqu’aux zones à truites. En effet le
Hotu, s'il craint les eaux froides, n'en demeure pas moins très sensible aux
pollutions. Le Hotu recherche des courants assez forts et des fonds
caillouteux. D'un comportement grégaire, le Hotu se déplace souvent en bancs de
plusieurs dizaines d'individus de même taille. Plus jeune, il n'est pas rare de
le voir se mélanger avec d'autres poissons tels que de jeunes barbeaux ou
jeunes chevesnes. Petit à petit l'Hotu agrandira son territoire.
Le Hotu se nourrit en raclant les fonds. Ainsi il se nourrit de débris végétaux
ainsi que des micro-organismes qui leur sont associés. Il est aussi possible
que ce poisson ne dédaigne pas quelques œufs de poisson. Il se nourrit
essentiellement le jour.
Le cycle de maturation sexuelle débute à l'automne et trouve son terme au
printemps. La maturité sexuelle du Hotu est tardive puisqu'intervenant entre l'âge
de 4 à 7 ans. Une fois la ponte intervenue sur des fonds caillouteux, l'éclosion
intervient 10 à 30 jours plus tard. Sa croissance est assez rapide les deux
premières années et devient plus lente ensuite.
De nos
jours, les populations sont en déclin dans une bonne partie de l'Europe. Ceci
est dû aux pollutions et aussi à la raréfaction des zones de frayères
provoquées par les activités de l'homme.