Le ruisseling, un danger à éviter.

Une AAPPMA responsable!

L’AAPPMA des pêcheurs Chambérien démontre encore une fois son engagement pour le respect de son réseau hydraulique en mettant en évidence les dangers du ruisseling. 
Souvent innovatrice, gageons que les AAPPMA qui pourraient être impactées par cette pratique suivent l’exemple !

En informant, la prévention peut se faire…..

la FNPF sensible au ruisseling

Quelques infos concernant la pratique du ruisseling….
 
Tout d’abord, je tiens à mettre en avant l’AAPPMA de Chambéry qui insère sur son dépliant une info dénonçant les dangers de cette pratique, un premier pas dans l’information officielle…
 
D’autre part, le Directeur Général de FNPF, après échange de mail, s’active sur le problème du ruisseling déjà très impactant sur certains secteurs montagnards, l’idée de plaquette informative semble être une des premières pistes réalisables de manière officielle.
 
Les tables rondes organisées entre les différentes fédérations (pêche, sports d’eau), est encourageante, le respect du milieu semble l’objectif premier, reste le ruisseling « sauvage » non encadré, qui lui fera de plus gros dégâts à long terme, l’activité estivale est alors gratuite et non réglementée.
 
Le travail avance doucement, des réunions se tiennent un peu partout, merci à tous les intervenants de nous tenir informés, je ne peux tous les citer, ils sont trop nombreux !

RUISSELING, OU EN EST-ON ?

Nombreux sont les pêcheurs qui se sont inquiétés du devenir de nos têtes de bassin à cause d’une activité nouvelle, le ruisseling, c’est plutôt encourageant et prouve l’intérêt de chacun à la préservation du milieu.
Relayé par le magazine « La pêche et les poissons », la présentation de cette activité, par Marc Delacoste, et de ses dangers en ce qui concerne la faune et la flore porte ses fruits, mais la confusion règne de manière assez forte dans l’esprit de certain. Le ruisseling est une activité qui se pratique uniquement en montagne, sur les têtes de bassin, donc sur des portions de ruisseaux ou torrents relativement petits, il ne faut en aucun cas faire l’amalgame avec d’autres activités aquatiques, telles que celles proposées en plaine, randonnées ludiques les pieds dans l’eau, canyonning, rafting etc etc. on ne peut en aucun cas comparer l’impact du passage de dix personnes sur une rivière large de quinze mètres et celui du passage de ces mêmes personne sur un ruisseau large de moins d’un mètre.

Un collectif de pêcheurs s’est engagé fermement avec mise en ligne d’une pétition, au travers d’un réseau social bien connu, Facebook pour ne pas le nommer, mais à mon avis, la cible première est déviée, en demandant l’interdiction de cette pratique tant qu’aucune étude ne soit faite. Mais, comme le précise très justement Laurent Fonbaustier (La pêche et les poissons, juillet 2015), l’interdiction est quasiment impossible à mettre en place et surtout non légitime.

Néanmoins, je note l’implication de la FRAPNA, des Accompagnateurs de montagne, des compagnies de guide, et des professionnels du tourisme en général qui répondent favorablement à nos inquiétudes et se disent prêt à former leur prestataires, n’oublions pas que la nature est leur gagne-pain, et comme toutes personnes censées, on prend soin de son outil de travail.

Le plus gros du travail reste donc pour les privés qui aiment à prendre le frais les pieds dans l’eau, là, effectivement, un travail d’information pourrait être mis en place, les Offices du Tourisme pourraient distribuer, en même temps que leur brochure, des flyers recommandant la plus grande prudence avec ces milieux fragiles, les FD pourraient alors donner leur avis, voir éditer ces brochures. De nombreuses pistes sont à creuser…

Gageons que la réflexion et le dialogue prendront place, et que les menaces au travers de pétitions soient rapidement oubliées.

Mars 2015

Bonjour,

A quinze jours de l’ouverture de la truite, il m’a paru bon de faire un point sur l’action menée concernant le ruisseling.
Tous ceux qui se sont inscrit sur cette newsletter, et vous êtes nombreux, vont être déçu par les résultats obtenus.
Après avoir contacté les diverses FD et AAPPMA qui pourraient être impactées par ces pratiques, très peu de réponses pour ne pas dire aucune de la part de nos dirigeants halieutique !
A noter toutefois qu’une réponse m’a été faite, et come d’habitude, elle émane d’un collectif qui s’implique à corps perdus dans leur mission de gestion et de protection, je veux parler de la « Réciprocité Guiers », voici, je cite, ce qui m’a été envoyé par mail par le président :
« Suite à nos interventions auprès du Parc de chartreuse et du SIAGA, au sujet du ruisseling, nous allons organiser un rdv pour tous les utilisateurs de l'eau sur notre bassin versant sous la responsabilité du Parc de Chartreuse, et dans le cadre de l'Observatoire de l'eau nouvellement créé, afin d'éviter l'essor de nouvelles pratiques dangereuses pour le milieu comme le ruisseling... »
Je savais bien que cette bande de pêcheurs et défenseurs de leur beau Guiers ne resteraient pas indifférents, et je vous invite de nouveau à partager leur enthousiasme et leur travail, soit en partageant la page du site Truites et Rivières (http://www.truitesetrivieres.com/le-ruisseling-un-danger-a-eviter.html) sur les différents réseaux sociaux, soit en insistant auprès de vos AAPPMA respectives.
Si aucune évolution ne se dessine au cours de l’année, je pense mettre en ligne une pétition pour faire réagir un peu plus de monde.
Initiateur de cette action, j’espère qu’elle sera plus suivie et plus soutenue à l’avenir.
Je vous souhaite à tous une excellente ouverture, et n’oubliez pas de garder vos bottes hors de l’eau !
Bien à vous.
 
Arvi
 
Le Pétsu

c'est déjà en cours ailleurs.....

Février 2015

Nous ont rejoint pour soutenir l’action menée contre la pratique du ruisseling, le forum pêche et nature dont vous pouvez lire l’article ICI, ainsi que le tocqueur-randonneur avec un article sur son blog ICI.

Nous avons quelques contacts avec le CAF de Briançon, et avec la Présidente de la Commission Nationale de Protection de la Montagne, le CNPM.
 
Je suis tout de même surpris du manque de réponses de la part des AAPPMA dont le domaine est directement impacté, peut être pas si facile de faire bouger les choses…..
Je pensais naïvement que ce texte de loi sur l’eau aurait put suffire :

"Article 13
I. - L'article L. 432-3 du code de l'environnement est ainsi rétabli :
« Art. L. 432-3. - Le fait de détruire les frayères ou les zones de croissance ou d'alimentation de la faune piscicole est puni de 20 000 euros d'amende, à moins qu'il ne résulte d'une autorisation ou d'une déclaration dont les prescriptions ont été respectées ou de travaux d'urgence exécutés en vue de prévenir un danger grave et imminent.
« Un décret en Conseil d'Etat fixe les critères de définition des frayères et des zones mentionnées au premier alinéa, les modalités de leur identification et de l'actualisation de celle-ci par l'autorité administrative, ainsi que les conditions dans lesquelles sont consultées les fédérations départementales ou interdépartementales des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique.
« Le tribunal peut en outre ordonner la publication d'un extrait du jugement aux frais de l'auteur de l'infraction dans deux journaux qu'il désigne. »
II. - L'article L. 432-4 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Le tribunal peut également ordonner des mesures destinées à rétablir le milieu aquatique dans son état antérieur à l'infraction ou à créer un milieu équivalent. »
Article 14

Le I de l'article L. 214-3 du code de l'environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« La fédération départementale ou interdépartementale des associations de pêche et de protection du milieu aquatique ainsi que les associations départementales ou interdépartementales agréées de la pêche professionnelle en eau douce sont tenues informées des autorisations relatives aux ouvrages, travaux, activités et installations de nature à détruire les frayères ou les zones de croissance ou d'alimentation de la faune piscicole. »

Janvier 2015

Ruisseling, nous poursuivons ....
Un mail envoyé à l'ensemble des FD dont le domaine pourrait être affecté, ainsi que les AAPPMA de la Savoie:

Bonjour,
L’ association Truites et Rivières se présente à vous en qualité d’association de pêcheurs soucieux de l'environnement en général, de la Faune et la Flore des rivières en particulier.
Nous sommes, quelques pêcheurs, soucieux d'une pratique, ou plus exactement du détournement d'une pratique, qui s'appelle le ruisseling. À l'origine cette activité se pratiquait sur des rivières gelées pendant l'hiver, hors, on voit arriver et plus inquiétant, se développer, cette pratique durant l'été.
Nous pensons qu'il est extrêmement néfaste pour ces milieux, déjà fortement contrits naturellement et de par l'activité humaine, de rajouter un bouleversement tel qu'occasionner par le piétinement et l'écrasement du lit des ruisseaux, par des groupes de 5-15 personnes (voir plus), pendant cette période de post-reproduction, d'incubation ou d’éclosion . Quid des algues, invertébrés, batraciens, poissons, œufs et juvéniles après le passage de ces troupeaux?
Nous avons essayé de rentrer en contact avec les divers compagnies de guides, nous n'avons eu aucune réponse, tout juste un commentaire sur le site:
(http://www.truitesetrivieres.com/), de la part du président du Club Alpin Français, qui condamne cette pratique. Nous nous sommes également tournés vers la FNPF et quelques fédération de pêche impactées ou pouvant être impactées, le peu de réponses qui nous ont été données sont, pour l'instant, évasives (difficile de s'attaquer à des activités touristiques, quand on essaie, soit même, de les développer...), bien que eux, nous ne les "lâcheront" pas.
Dans ce contexte difficile, nous nous tournons vers les associations de lutte pour l'environnement, pour avoir, sinon une position officielle, leur ressentie sur la légalité (quelle est la fédération de tutelle? Diplômes et formations des guides? Respect du code de l'environnement?) de cette pratique et un soutien dans notre démarche de limiter le développement, et voir structurer cette pratique stupide et destructrice de ces joyaux de biodiversités, que sont ces ruisseaux.

Cordialement,

Association Truites et Rivières.


A ce jour, peu de réponses, mais il faut bien reconnaître que ces mails, envoyés en fin d’année, seront surement un peu plus longs à traiter.
Ont répondu favorablement :
FD 66, FD 73, les AAPPMA du collectif Guiers, l’AAPPMA de Bourg Saint Maurice…..

A noter, le collectif mouche 31 participe de son côté à ce débat d'information. Nous aurons donc l'occasion de partager  nos infos!

A suivre !

Novembre 2014

Une pratique sportive jusqu’alors réservée à la saison hivernale, celle de grimper sur des ruisseaux gelés à l’aide de crampons et d'un piolet, mais sur des portions relativement plates, qu’il ne faut pas confondre avec l’escalade de cascades de glace.

Afin de satisfaire les touristes montagnards, l’idée de pratiquer le ruisseling en été voit le jour. Remonter les ruisseaux et torrents équipé de vielles chaussures et d’un short procure une fraicheur agréable sous le soleil du mois de juillet ou d’aout, toute la famille part pour une sortie ludique et  guidée par un professionnel de la montagne, guide ou accompagnateur moyenne montagne, guide canyoning ou autre aucune réglementation ne régissant cette activité, ce qui permet d’envoyer n’importe quel diplômé montagne pour cette prestation. Au delà de la considération touristique, quels sont les conséquences directes sur le lit de ces petits cours d'eau ou cette pratique  pourrait avoir un impact important sur la faune aquatique.

En effet, le ruisseling ne se pratique pas seul, et souvent c’est une bonne dizaine de personne qui marchent dans le lit d'un ruisseau, et d’autre part des circuits préétablis par les professionnels, compagnie de guide ou sociétés multiservices, conduisent nos vacanciers toujours sur les même zones. On pourrait donc en déduire que le lit de ces cours d’eau sont gravement bouleversés, piétinement, écrasement, déplacement de blocs, sans aucun doute les truites ne vont pas aimer ce genre de traitement. La faune qui règne aussi dans ce biotope risque de subir de lourdes pertes, en particulier les nymphes et autres larves vivant sous les cailloux, mais aussi l’arrachement de végétaux aquatiques et terrestres, la mise en suspension de matières diverses et probablement les déchets éventuels liés à toutes fréquentations de site. Il faut de plus garder à l’esprit que les truites n’ont que la saison estivale pour se refaire une santé après un hiver rude…Cette activité estivale n’est peut être pas la période la plus critique en ce qui concerne la reproduction de la truite fario qui a lieu entre novembre et janvier, mais le bouleversement apporté par ce piétinement sur les zones à granulométrie fine, propices aux frayères, aura forcément un impact sur le développement futur des alevins qu’il ne faut pas négliger, certains de ces ruisseaux d’altitude ne verront les alevins émerger du substrat qu’au mois de juin, parfois même juillet.

Aucune étude à ce sujet, mais pour fidéliser les vacanciers montagnards, de nouvelles activités sont proposées toutes les années, le ruisseling d’été fait partie de cette panoplie pour un cout modique, mais l’incidence sur le milieu sera très vite mesurable sur les petits rus et autres petits torrents, qui pour certains sont assez protégés des pollutions et activités humaines.
 Les AAPPMA  et fédérations de pêche auraient sans doute leur mot à dire quand à la pratique de cette activité, au moins pour préserver les zones les plus sensibles, mais comme toute activité, tout est question d’information et de concertation, commençons donc, nous autres pêcheurs, à informer ces professionnels du tourisme sur les risques de cette pratique.

Le Pétsu

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