La pêche à la mouche          

moucheur 38

Depuis déjà quelques années la pêche à la mouche, s'est bien démocratisé, elle n'est plus réservée à l'élite et aux chapeaux à plumes, le plus simple pour pratiquer cette technique, c'est d'adhérer à un club, celui –ci vous permettra de ne pas prendre de mauvais gestes, et d'éviter les déboires au bord de l'eau et ensuite tout stopper, par manque de réussite.

L'équipement :

Aujourd'hui, le prix du matériel pour un débutant est tout à fait abordable, il suffit de voir maintenant les nombreux sites de ventes ou même les magasins de pêche très achalandés, le débutant pourra y trouver des ensembles prêt à pêcher, comprenant (canne, moulinet, backing, soie, bas de ligne) pour un prix ne dépassant pas les 150 euros, ou même encore moins cher, mais cela peut aller bien plus au-delà pour le pêcheur confirmé.
Il faudra vous équiper d'un Waders, ou d'une paire de cuissarde, un gilet court (wading*), d'une paire de lunette polarisante, très utile pour, d'une part éviter de se prendre une mouche dans l'œil et d'autre part, permettre de voir le fond de l'eau et les truites.
Une boite avec quelques mouches sèches, et des nymphes. Egalement du fil de différent diamètre 10/12/14 centième pour refaire votre bas de ligne, car sachez que lorsque vous changer de mouches, le bas de ligne se réduit et cela peut être la cause d'un refus, dû a un dragage* du bas de ligne devenu trop court.
N'oubliez pas également de la graisse pour vos mouches sèches, une pince écrase ardillon, afin de ne pas blesser les petites truites, une épuisette pour écourter le combat avec un poisson de taille convenable et éviter également trop de manipulation avec les mains. Là ne s'arrête pas la liste de tout ce que l'on peut avoir, mais pour débuter c'est amplement suffisant.

La pêche en sèche :

La mouche sèche convient aux jours marqués par une forte activité de surface.
Vous pouvez pratiquer la mouche sèche en toute saison, y compris à l'ouverture, si les conditions sont clémentes et les températures pas trop basses.
Les meilleurs moments restent quand même de mi-avril à Juin, avec l'apparition en grands nombres de grands éphémères. L'été les eaux réchauffées et peu oxygénées, poussent les truites à se nourrir pendant les heures fraîches, soit le matin et bien sur au coup du soir.
En l'absence de gobages, vous pouvez pêcher l'eau, c'est-à-dire lancer votre mouche à proximité des berges et des postes, en insistant pour obliger le poisson à se saisir de votre imitation.

La pêche en noyée :

La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu'à fin avril au moins. Elle donne de meilleurs résultats, par eaux légèrement forte et teintées ou dans des eaux froides, ainsi qu'également juste avant que se produise une éclosion. Cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s'avère inopérante.

Pour travailler vos mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant. L'animation de vos mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits. Ainsi travaillées les artificielles donne l'impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface.

truite en nymphe
Les différentes techniques de pêche en nymphe :

Elle peut être pratiquée toute la saison, que ce soit à vue, au fil, ou à la roulette. C'est une technique est de plus en plus pratiquée,elle supplante de loin la pêche en sèche, surtout lors d'absence de gobages, en effet 9 truites sur 10, se nourrissent entre deux eaux ou sur le fond.
Différentes nymphes sont nécessaires, de la plus légère, pour la pêche entre deux eaux ou en surface, à la plus lourde qui elle sert à pêcher surtout quand les eaux sont fortes ou profondes.

La nymphe à la roulette :

Cette nymphe devra être lestée, soit par une bille en laiton ou tungstène, ou soit par des enroulements de plomb,cela permettra de faire évoluer celle-ci à proximité des caches des truites. La pêche se pratique souvent sous la canne, pour mieux visualiser la touche, on incorpore dans le bas de ligne, un brin de 20 cm de fil fluo jaune, et une autre de couleur rouge, d'un diamètre de 20/100 ème, se terminant par une micro boucle, qui vous permettra de fixer par la suite une pointe d'un diamètre de 10 ou 12/100éme, d'une longueur d'1 m à 1 m50.
Le lancer se fera vers l'amont, puis suivre la dérive, en tirant légèrement vers l'aval, avec des petits mouvements de poignet,pour donner à la truite l'illusion que la nymphe lutte contre le courant, et au moindre comportement anormal de votre pointe, écart ou arrêt, ferrer car en général c'est un poisson.

La nymphe au fil :

Cette autre technique plus subtile, se fait en pêchant sur une plus longue distance, en laissant dériver des nymphes dans la pellicule de l'eau, et pour visualiser la touche, on peut soit prendre comme repère la pointe de la soie, ou bien laisser une boucle sur l'eau, et lorsque celle-ci se détend, il faut ferrer au plus vite, j'avoue que cette technique n'est pas des plus simple , il faut déjà avoir une certaine expérience.

La nymphe à vue :

Elle se pratique, comme son nom l'indique à vue, le principe est de repérer une truite, de ne pas faire de bruit et de ne pas se faire voir, et bien évidemment ne pas avoir le soleil dans le dos, afin d'éviter que votre ombre se porte sur l'eau, et alerte la truite.
Le principe est de lui présenter une nymphe en général très légère, soit par un lancer à l'arbalète*, ou en lançant la soie plus loin, si la truite se trouve hors de portée, la nymphe quand à elle devra, évoluer le plus naturellement possible dans le courant.
Cette technique demande une très bonne acuité visuelle, et de la patience, car il n'est pas toujours simple de voir le poisson prendre la nymphe. En général on doit pouvoir voir le blanc de la gueule de la truite, lorsqu'elle se saisit de la nymphe,il arrive même parfois que la truite laisse passer la nymphe, puis fait un demi tour et s'empresse d'avaler la nymphe, qui peut être recrachée aussitôt, si le ferrage ne se fait pas dans l'instant

Le streamer en rivière :

La pêche au streamer consiste à leurrer le poisson en lui présentant une imitation de petit poisson, tout en misant sur son caractère de prédateur en lui présentant un leurre coloré. On pêche généralement à fond ou entre deux eaux…
Le lancer s'effectue face à soi, en faisant dériver votre imitation, en la dirigeant avec la soie vers les courants, en animant ou non ; c'est généralement en bordures de ceux-ci que la touche se produit. Si la soie se tend anormalement, ferrez ! Parfois, il arrive que le poisson suive votre streamer jusqu'en fin de dérive et qu'il prenne au moment ou vous ramenez. C'est pour cela qu'il faut ramener jusqu'à vous, par petites saccades lentes, qui peuvent simuler un poisson blessé. Il est possible au streamer, de toucher de très gros poissons, le matin étant un des meilleurs moments de la journée. La pêche au streamer se pratique plutôt vers l'aval en descendant la rivière.

Quelques mots utilisés dans le jargon du moucheur * :

- NAV (nymphe à vue).
- NAF (nymphe au fil).
- Dragage (mouche tirée par le courant).
- Backing (réserve de fil dans le moulinet avant la soie).
- Wading (pêche dans l'eau).
- Arbalète (lancer effectué par la tension de la pointe de la canne, en prenant sa nymphe entre deux doigts).
- Coup du soir (à la tombée de la nuit, ou les plus grosses truites peuvent sortir pour se nourrir).
- Streamer (imitation de petits poissonnets).
- BDL (bas de ligne).

Texte et photos - Léo (moucheur38)