Interview Liliane Cloutrier

liliane cloutrier


Après tout, les féminines ne sont pas nombreuses en France, continuons cette série avec Liliane Cloutrier, dit Lily, qui par sa technique, sa bonne humeur et sa joie de vivre nous enchante au bord de l’eau.
Un grand coup de chapeau à ces dames !

Le Pétsu : Bonjour Liliane Cloutrier, tout d’abord, il serait bon que tu fasses une petite présentation.
Liliane Cloutrier : J’habite la région parisienne, retraitée depuis cette année et pratique que la pêche à la mouche rivière et réservoir. 
Je suis responsable féminine du Comité régionale d’Île de France de la fédération de la FFPML. Organisatrice de stage féminins de découverte et d’initiation de pêche à la mouche rivière et réservoir. 
Participante aux compétitions nationales qui m’ont valu le titre de championne de France féminine réservoir 2013 et compétitrice en deuxième division nationale. 
Je fais parti d’un club dans l’Essonne j’apporte à mon club mon savoir et confectionne mes mouches moi-même.

Le Pétsu : comment as- tu débuté la pêche ?
Liliane Cloutrier : J’ai débuté quand j’étais toute petite à l’âge de 8 ans avec mon papa. 
Etant du Pas-de-Calais, mon papa m’emmenait tous les dimanches à la pêche au bouchon pour attraper du poisson blanc dans les marais de Clairmarais (62) avec une petite canne en bambou, ainsi qu’au bord de mer pêcher au lancer, le carrelet et la sole. 
Pour cela il fallait que je creuse avec ma petite pelle dans le sable, afin d'avoir des vers de sable comme appâts. Mais à 16 ans hélas nous avons dû venir sur Paris pour le travail de mes parents. Donc pour moi finit la pêche jusqu'à ce que je rencontre mon homme. Il m’emmenait pêcher à Versailles les carpeaux et les gardons. Mon amour pour pêche que j’avais perdu revenait à la surface. Pour moi c’était un moment de bonheur d’être au bord de l’eau.
Chaque vendredi nous préparions chènevis et autres appâts pour la pêche du week-end. Mais encore une fois nous devions déménager changer de département. Cela ne m’a pas empêché de continuer ma passion. Nous avions trouvé un petit coin très sympathique qui nous entrainait mon mari et moi à connaître la passion de la compétition entre nous. C’était à Nemours sur le loing (77).
J’étais harnaché d’une bourriche attachée à la ceinture et de cuissardes. Canne en main, je brouillais l’eau avec mes pieds pour attraper le plus de goujons possible et à la fin nous calculions le nombre de poissons. 
Ensuite je suis devenu maman et la, comme pas mal de femmes petite pose. Puis 20 ans plus tard dans la commune voisine il y avait la fête des associations sportives.J’ai connu un club de pêche à la mouche qui est toujours mon club actuel.  J’ai commencé à 42 ans à m’initier au lancer mouche.  Mais comme le président était un pêcheur de rivière j’ai appris que la technique du lancer rivière.  Je n’avais qu’une envie d’apprendre un peu plus chaque jour et surtout d’essayer ma première canne à lancer mouche Piam 9# soie 5 offerte par mon mari.
Donc je me suis fait un petit plaisir pour me perfectionner en prenant un cours d’une semaine avec un guide de pêche à Argentat. 
J’ai passé des moments formidables en rivière nous faisions tous les coins de la Dordogne, et ce que j’aimais le plus c’était les coups du soir avec des éclosions d’insectes qui nous fouettaient le visage des moments inoubliables avec des prises de farios et d’ombres. 
Ensuite sur un salon à Paris j’ai connu responsable féminine à la FFPML. 
Elle m’a entrainée avec elle dans les championnats réservoir. J’ai connu les réservoirs aux alentours, mais je ne savais pas lancer assez loin. 
Et c’est là que l’idée mais venue de faire les stages. 
Puis je me suis inscrite dans les promotions nationales. Cela me permettait d’apprendre plus, rien qu’en regardant et surtout d’être aidé par des personnes aussi mordues que moi. 
Je terminerai en vous disant : Qu’ hélas j’ai connu cette pêche un peu trop tard mais qu’elle m’apporte tellement de choses : me retrouver au bord de l’eau entre copains et copines. Qu’elle vous fait disparaître tous les soucis de la terre mais aussi je sais que maintenant cette pêche je peux la pratiquer dans n’importe quel endroit en rivière comme en réservoir.

Le Pétsu : Basé dans la région Parisienne, quelles sont tes rivières de prédilections
Liliane Cloutrier : Mes  rivières régionales autour de l’Île de France de prédilections sont la haute Seine, L’Huisne et la Cure. Je me déplace régulièrement sur le territoire Français notamment dans le sud Ouest ou je pêche : Le Gave de Pau, L’Aude, La Dourbie, La Sorgue de Saint Afrique et L’Orb. 
Le Pétsu : Quelle est la technique de pêche que tu affectionnes  le plus, et surtout ce qui te pousse à la pratiquer.
Liliane Cloutrier : Je ne pratique que la pêche à la mouche en réservoir, rivière et mer.
1ère catégorie : Truites et ombres.
2ème catégorie : Barbeaux, brochets, Chevesnes et gardons.
Mer : Bar

Le Pétsu : Sur toutes tes sorties pêche, en as- tu une qui te reste gravée dans la tête et pourquoi ?
Liliane Cloutrier : La sortie de pêche qui restera gravée dans ma tête c’est une partie de pêche au brochet. Depuis 2 ans de pratique sur cette pêche sans rien prendre, j’ai eu pour la première fois la joie de prendre un très beau brochet cela ma comblé de bonheur et de persévérance sur cette pêche avec des leurres que je fais moi-même et qui vous donne encore plus l’envie de continuer.  
Le Pétsu : Et enfin, que penses- tu de la législation Française concernant la pêche en première catégorie
Liliane Cloutrier : Je trouve qu’il y aurait à redire sur un point que j’ai constaté depuis que je pêche. Je souhaiterais que la fermeture de la pêche en 1ère catégorie passe de mi septembre à mi Octobre, afin de pêcher un mois de plus. Les eaux sont souvent très hautes à l’ouverture et pour nous pêcheurs à la mouche nous avons beaucoup de difficultés  à  pêcher dans l’eau et si nous pêchons du bord de nombreux  arbres morts longeant les rives nous gênent  pour fouetter. 

Je souhaiterais un peux  plus de contrôle aussi sur toutes les rivières en France vérifier les prises dans les paniers.
Un peu plus de sérieux sur la pollution que nous rencontrons en France. 

Le Pétsu : Merci Liliane pour ce moment passé ensemble.

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