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La truite Fario
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C'est la
plus recherchée dans nos rivières....
Cette truite bien que considérée sédentaire contrairement à la truite de mer,
ne l'empêche pas d'effectuer d'importants déplacements (5 à 20 km) dans le
réseau hydrologique. Elle est un poisson d'eaux vives et demande une
importante quantité d'oxygène. Ainsi une eau claire, peu ou pas chargée en
particules aura sa préférence. C'est donc logiquement qu'on la trouve à une
certaine altitude, dans les rivières et les torrents mais aussi dans les
lacs. A ses préférences d'habitat, on notera que la nature des fonds est tout
aussi importante.
La truite de rivière en fonction de sa taille possède un territoire plus ou
moins vaste. Il comprend aussi bien une zone de repos qu'une zone de chasse
que la truite n'accepte pas de partager avec ses congénères. Ce comportement
est flexible en fonction de la hiérarchie sociale qui s'applique dans le
monde de la truite. On peut ainsi constater certains regroupements pour
l'hiver lorsque les températures baissent.
D'octobre à décembre, la migration pour la recherche de frayères s'effectue
principalement la nuit. L'amplitude de ces déplacements peut être important
de même que le retour d'un géniteur vers s zone de chasse peut être rapide.
La truite de rivière est un poisson carnivore. Elle consomme aussi bien des
invertébrés que des insectes aussi bien aquatiques qu'aériens. Au dessus
d'une taille de 30 cm, elle consomme principalement de petits poissons comme
les Vairons, les Chabots ou les alevins de Perches. Se régime la conduit
parfois a des actes de cannibalisme.
Pour la capture de ses proies, la truite adopte très souvent la technique de
la nage stationnaire. Sa vision lui permet de repérer facilement sa
nourriture. Son activité est aussi bien diurne que nocturne et varie en
fonction de la saison. En hiver, la truite Fario diminue ses dépenses
énergétiques pour se nourrir et va jusqu'à ne plus s'alimenter pendant de
longues semaines. Elle compensera ce jeûne le printemps suivant avec une
forte activité entre avril et juin. Une autre période de forte activité est à
remarquer entre septembre et octobre. Mais celles-ci est le prélude à sa
période de reproduction qui demande une importante énergie.
La maturité sexuelle de la truite Fario est généralement atteinte à 3 ans. La
ponte hivernale intervient dans des eaux froides, idéalement à 6°C. Elle
intervient sur une frayère qui a des caractéristiques très spécifiques. Il
faut tout à la fois du courant, une faible hauteur d'eau et une granulométrie
du substrat qui convienne. Après le creusement d'une cuvette de quelques 10
cm de profondeur, la Fario y déposera ses œufs que le mâle viendra aussitôt
féconder. La fécondation dure environ 40 jours dans une eau à 10°C. La
croissance de la truite de rivière dépend de son environnement (température,
nourriture)
Répartition géographique en Europe :
La
distribution des truites de rivière correspond à celle des truites de mer. A
l'origine, on trouvait la truite de rivière dans tous les cours d'eau froids
et propres, bien aérés dans leurs cours moyen et supérieur, ayant des pentes
comprises entre très fortes et douces, et des températures ne dépassant
jamais longtemps 20 à 22 °C en été.
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L'arc en ciel
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La truite arc-en-ciel est un
superbe poisson. Elle a le corps allongé, la robe et les nageoires ponctuées
de points noirs, les flancs argentés et colorés d'une bande mauve aux reflets
irisés, encore plus marquée à l'approche du frai…Dans son milieu naturel,
elle a un comportement semblable à celui de la truite fario.
Depuis son importation des États-Unis vers 1880, elle est élevée en pisciculture.
Sa taille peut être importante : jusqu'à 80
centimètres et 10 kilos, mais en moyenne : 25-40 centimètres pour 300 grammes
à 3 kilos. Les plus gros sujets se capturent dans les lacs.
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L'Omble de fontaine
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Introduit en France à partir de
1860, ce salmonidés d'Amérique du Nord est un poisson haut en couleurs : un
dos et des flancs vert foncé, constellés de points jaunes et de taches
vermiculées (sinueuses comme un ver).
Des nageoires cramoisies, bordées d'un liseré blanc et noir ; un ventre à
gros points rouges qui, chez le mâle, vire à l'incarnat pendant la période du
frai.
Il mesure
de 20 à 70 cm, pour 400 grammes à 3 kilos
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L'Ombre commun
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L'ombre commun est un poisson de
35 cm de long pour un poids de 500 g environ (Taille: 25 cm à 50 cm jusqu'a
60 très rarement. Poids : 400 g à 1 kg jusqu'à 1,7 kg.) qui est proche des
salmonidés. Le corps est fusiforme et comprimé latéralement. Ce poisson est
recouvert d'écailles de grande taille qui couvrent son corps fuselé. La tête
est conique et la bouche se trouve un peu sous la tête. Elle est petite et
pointue et comporte des lèvres dures. L'œil qui est assez grand et de couleur
dorée nous montre que c'est un chasseur d'insectes. On remarque une nageoire
dorsale assez haute et très longue, d'une vingtaine de rayons, de couleur
rose à mauve qui lui a valu son surnom de "porte-étendard" et une
beaucoup plus petite, adipeuse qui se trouve plus en arrière. La caudale
fourchue porte un pédoncule assez fin. La couleur de l'ombre commun varie en
fonction de l'âge du sujet et de la région où il se trouve. Les couleurs les
plus courantes sont : gris argent pour le corps, vert bleu pour le dos, rose
mauve pour les nageoires. Il peut aussi y avoir des petits points noirs sur
l'avant du corps, à proximité de la tête. A la saison des amours le mâle
arbore une robe majestueuse d'une couleur vive, d'or-bleue violacée pour le
corps et orange pourpre pour ses nageoires
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Le Chevaine
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Son corps est cylindrique et
allongé. Il possède une grande bouche qui trahit sa voracité. Il porte de
grandes écailles brillantes. Longueur totale : 25 à 30 cm (jusqu'à 80 cm).
Poids : 300 à 500 g (maximum 6 kg).
Elle est
très variée : végétaux divers, insectes, crustacés, vers, mollusques, petits
poissons et déchets organiques. C'est le poisson omnivore par excellence, les
pêcheurs le capturent aussi bien à la cuiller, avec des cerises, ou avec du
fromage
D'avril à
juin, en eau calme et peu profonde. Pendant la période de frai, le mâle se
couvre de boutons appelés "boutons de noce". La femelle pond 50 000
à 200 000 œufs déposés sur le fond ou la végétation aquatique.
Le développement dure 6-8 jours. Maturité
sexuelle à 3 ans pour les mâles et 4 ans pour les femelles.
Toute l'Europe jusqu'en Angleterre au sud de la Scandinavie. En France le chevaine
est présent partout. Il semble toutefois absent du Finistère et en Corse. Il
vit dans la partie inférieure de la rivière
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La Vandoise
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Invertébrés aquatiques
exclusivement. La vandoise recherche sa nourriture au fond de l'eau, mais
capture aussi les insectes adultes dérivant à la surface
La reproduction a lieu de mars à mai, la tête des mâles se couvre alors de
petits boutons appelés " boutons de noce ". Les reproducteurs
remontent les rivières ou les ruisseaux jusque dans les secteurs peu profonds
ou le courant est fort. La femelle pond 15 000 à 30 000 œufs. Leur
développement s'effectue en 3 semaines environ (à 15°). Maturité sexuelle
atteinte à 3 ou 4 ans
Europe
occidentale et centrale à l'exception des régions septentrionales et des îles
et pays méditerranéens. En France, la vandoise est présente dans la plupart
des régions. Elle est plus rare dans les alpes et absente en Corse. Elle vit
dans la partie inférieure de la rivière, mais de préférence dans les
courants.
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Le Vairon
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Le corps du vairon est long et
effilé, ses écailles très petites, et sa tête conique. Son dos est vert
foncé, il possède des taches brun-noir sur les flancs qui forment une ligne
assez épaisse. Le vairon aime la compagnie, il vit en bandes parfois très
Il aime le
cours supérieur des rivières, mais vit aussi dans les ruisseaux de plaine ou
les lacs pourvu que l'eau soit claire et oxygénée, et que la température
n'excède pas 18°C. Il vit partout en Europe, sauf en Norvège, en Islande, et
dans les pays méditerranéens comme l'Italie, la Grèce ou l'Espagne. On le
trouve partout en France, à l'exception de la Corse.
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Le Chabot
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Corps allongé et cylindrique, peau
enduite d'un mucus couvrant des écailles minuscules. Tête énorme aplatie,
dos, flancs et nageoires brun jaunâtre marbré de brun foncé et ventre
blanchâtre. Longueur totale : 10 à 15 cm
Il se nourrit principalement la nuit, de petits invertébrés aquatiques
(crustacés, mollusques et larves d'insectes) et parfois de petits alevins de
mars à avril. Le mâle aménage un nid dans une cavité sous une pierre à
l'intérieur de laquelle il attire une femelle. Elle y pondra 100 à 500 œufs,
qui écloront au bout de 20 à 25 jours. Le nid est en permanence sous la
surveillance du mâle, pour le défendre des autres poissons
Toute l'Europe à l'exception des régions les
plus septentrionales et les plus méridionales. En France, il est présent sur
tout le réseau hydrographique sauf en Corse. Le chabot vit dans la partie
supérieure des rivières, plus riche en oxygène
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Le Hotu
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Le Hotu a une petite tête avec un
museau situé en avant d'une bouche transversale. La lèvre inférieure est
dure. Sa nageoire dorsale se situe à l'aplomb des nageoires pelviennes. La
nageoire caudale est échancrée. Le tube digestif du Hotu est particulièrement
long puisqu'il représente jusqu'à 4 fois la longueur du corps. Son dos est
gris-bleu avec des flancs argentés et un ventre blanc légèrement jaunâtre.
Ses nageoires sont de teinte orangées, sauf la dorsale qui reste plutôt
grise.
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Le Barbeau
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Le corps est allongé, le dos
légèrement bombé est brun-vert, les flancs sont dorés, le ventre blanc. La
caudale, l'anale et les pelviennes sont orangées. La tête est longue, la
bouche infère est bordée d'épaisses lèvres charnues et portent 4 barbillons
sur la lèvre supérieure. les écailles sont de taille moyenne.
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Certains de ces poissons, hotu,
barbeau et même chevaine ne devraient pas se trouver dans la partie
supérieure de nos rivières de première catégorie. Mais le réchauffement
climatique, et donc le réchauffement de l'eau, donne a ces espèces la
possibilité de coloniser ces espaces qui normalement sont réservés à la
truite fario, au vairon et au chabot.
En torrent de montagne, seul la fario devrait être présente, tout autres
salmonidés n'est pas originaire de ces torrents, et je pense que c'est un
tord que de les acclimater, au détriment de la population sauvage de
truites de souche
.Les vairons se retrouvent aussi en lac de
montagne, laissés par des pêcheurs au vairon manié ou vivant, ils ont
trouvés un terrain propice à leur expansion.
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X.Hudry
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