De la source à la rivière.....

Si la plupart des rivières et des fleuves français ont été profondément remaniés par l'homme ou sont pollués, les têtes de bassin abritent des ruisseaux encore assez préservés de toutes modifications et de pollutions. Ce n'est pas le cas partout bien sur, mais certains restent en assez bon état. Il ne s'agit pas de faire un document scientifique au sens strict du terme, mais un document qui a pour ambition de faire découvrir toute l?importance des têtes de bassin versant
.Elles abritent le " chevelu " des ruisseaux et sources des zones amont de nos cours d'eau. La qualité des eaux devrait y être excellente pour favoriser le développement d'organismes vivants et préserver ainsi la biodiversité mais aussi la qualité de nos ressources en eaux.

Un bassin versant, c'est quoi ?

Il représente la totalité du territoire ou les différentes eaux, de source, pluviale ou de sous sol, s'écoulent et rejoignent le lit de la rivière se situant en fond de vallée. Son contour est délimité par des barrières naturelles, tel que les crêtes ou les sommets qui détermine le sens d'écoulement des eaux, cette frontière naturelle s'appelle la ligne de partage des eaux.
Toutes les rivières ont leur propre bassin versant, elles se déversent dans un fleuve qui aura alors un bassin versant réunissant les bassins versant d'une ou plusieurs rivières.

La France des cours d'eau est divisée en six zones géographiques nommées "bassins versants", ou "bassins hydrographiques". Ces six bassins sont : les bassins Rhône-Méditerranée-Corse, Rhin-Meuse, Loire-Bretagne, Seine-Normandie, Adour-Garonne et Artois-Picardie. Ils correspondent respectivement aux cinq grands fleuves français (Rhône, Rhin, Loire, Seine et Garonne), auxquels s'ajoute la Somme.

Les sources

En très haute montagne, les sources jaillissent de la fonte des glaciers, les réserves d'eau sont donc directement liées aux neiges éternelles, c'est le régime glaciaire, le second système est le système pluvial, qui alimente les sources par résurgences des nappes et ruissellement des eaux excédentaires.

Les sources constituent le premier maillon de cette chaîne qui forme le chevelu, les eaux peu chargées en nutriments sont pauvres en vie, il faut attendre le ruisseau pour trouver une vie observable depuis le bord de l'eau.

Le ruisseau et ses habitants

Après avoir pris un peu l'air et la lumière, la source laisse place au ruisseau, des microorganismes se sont développés, grâce à l'action du soleil, et permettent enfin la vie, algues unicellulaire et bactéries notamment.

Bien souvent les ruisseaux sont le refuge d'espèces autrefois très répandues, comme l'écrevisse à pattes blanches ou encore la moule perlière.

Le premier maillon

Le tout premier maillon de la vie : le producteur.
Les producteurs sont les êtres vivants capables de produire de la matière vivante à partir de la matière minérale. Les producteurs sont les êtres vivants se trouvant au commencement de la chaîne alimentaire. Que ce soit sur terre ou dans l'eau, les producteurs sont à l'origine de toute chaîne alimentaire.
Les plantes terrestres ou aquatiques sont les seuls êtres vivants capables de produire leur propre matière organique de cette façon. Le processus de production de la matière organique par les producteurs s'appelle la photosynthèse.
Il est donc nécessaire que la lumière pénètre l'eau pour mettre en œuvre cette photosynthèse et permettre la croissance des plantes aquatiques.
Les producteurs se fabriquent tout seul, à partir d'éléments minéraux, puis viennent les consommateurs, qui ne peuvent pas fabriquer leur propres matières organiques et qui doivent consommer des êtres vivants pour grandir, c'est le cas des animaux et de l'homme par exemple, et enfin les décomposeurs, ils nettoient la matière organique des morts en la recyclant en matière minérale, qui servira aux producteurs à se " fabriquer ", la boucle est bouclée !

Les insectes aquatiques

Les macroinvertébrés aquatiques regroupent les animaux n'ayant pas de squelette interne contrairement aux mammifères, aux oiseaux, aux poissons et aux amphibiens. Rappelons que les insectes sont des invertébrés à squelette externe articulés, dont l'organisation de base comporte une division du corps en 3 parties nettement distinctes : la tête, le thorax, l'abdomen.
Les habitudes alimentaires sont des plus diverses. Certains consomment les bactéries et les petites particules en suspension dans l'eau,se sont des détritivores (larve de moustique), d'autres mangent les végétaux aquatiques ,se sont les herbivores, comme les Coléoptères et enfin les carnassier, qui se nourrissent de proies vivantes.
Ces insectes ont de nombreux prédateurs, et pour ce qui nous intéresse, les poissons en font une grande consommation. Ils sont aussi consommés par certains oiseaux, le cincle par exemple...

Les principaux insectes aquatiques rencontrés sur le ruisseau:

ÉPHÉMÉROPTÈRES (ou ÉPHÉMÈRES)

Les larves se distinguent par leurs 3 cerques (rarement 2) à l'extrémité de l'abdomen et les branchiesformant des plaques ou des sortes de plumes accrochées au flanc de l'abdomen. L'adulte est pourvu de 4ailes. Il est bien connu pour sa courte vie (1 à 8 jours). Les mâles volent en groupes au-dessus des eaux au moment de la reproduction.

Les éphémères

PLÉCOPTÈRES
Larves aquatiques proches de celles des éphémères, mais possédant 2 cerques au lieu de 3. Leurs branchies ne sont pas disposées sur l'abdomen. Vivant exclusivement dans les ruisseaux et torrents, elles sont détritivores ou herbivores. Les adultes, pourvus de 4 ailes volent sans s'éloigner des torrents.

Les plécoptères

TRICHOPTÈRES (ou PHRYGANES)
Les larves aquatiques ressemblent à celles des Coléoptères mais pourvues d'une paire de crochets anaux à l'extrémité de l'abdomen. Elles sont bien connues pour se construire un fourreau de forme variable à l'aide de feuilles ou de petit gravier, dans lequel elles s'abritent. Les adultes volent sans s'éloigner de l'eau. Ils ont 4 ailes et ressemblent superficiellement à de petits papillons.

les thricoptères

Les espèces du ruisseau de tête de bassin

L'Ecrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes)

Hôte des rivières à truites, présente à peu près partout en France, l'écrevisse à pieds blancs a beaucoup souffert des pollutions et des rectifications de rivières.

Le nom de pattes blanches est donné à cause de la couleur plus claires de ses pattes et des ses pinces, mais la couleur générale peut varier en fonction du milieu (noire, grise, brune, roussâtre, verdâtre et parfois même bleue). Une ripisylve fournie permet de trouver refuge dans les racines, dans les branches immergées et bien sur la présence de blocs et de caches sont favorable à cette espèce. Elle vit et se nourri la nuit, elle est très sensible aux pollutions et de par la même est une excellente bio-indicatrice,

La Moule perlière (Margaritifera margaritifera)

C'est un mollusque bivalve de couleur brun noire. Elle vit dans les milieux frais, dans une position quasi verticale et enfouie dans un fond meuble constitué de sable ou de petits graviers, elle est incapable de déplacements importants. Malgré une longévité qui peut atteindre une centaine d'années, elle est tout particulièrement menacée, une reproduction tardive, entre l'âge de 15 ou 20 ans, et une durée de vie des larves très court nécessitant des poissons hôtes compatibles (saumon atlantique ou truite fario dont les branchies se font parasiter par les larves).Elle en voie de disparition !

La Truite commune (Salmo trutta)

Cette truite bien que considérée sédentaire contrairement à la truite de mer, ne l'empêche pas d'effectuer d'importants déplacements (5 à 20 km) dans le réseau hydrologique. Elle est un poisson d'eaux vives et demande une importante quantité d'oxygène. Ainsi une eau claire, peu ou pas chargée en particules aura sa préférence. C'est donc logiquement qu'on la trouve à une certaine altitude, dans les rivières et les torrents mais aussi dans les lacs. A ses préférences d'habitat, on notera que la nature des fonds est tout aussi importante.

Le Chabot (Cottus gobio)

Corps allongé et cylindrique, peau enduite d'un mucus couvrant des écailles minuscules. Tête énorme aplatie, dos, flancs et nageoires brun jaunâtre marbré de brun foncé et ventre blanchâtre. Longueur totale : 10 à 15 cm

Il se nourrit principalement la nuit, de petits invertébrés aquatiques (crustacés, mollusques et larves d'insectes) et parfois de petits alevins de mars à avril. Le mâle aménage un nid dans une cavité sous une pierre à l'intérieur de laquelle il attire une femelle. Elle y pondra 100 à 500 œufs, qui écloront au bout de 20 à 25 jours. Le nid est en permanence sous la surveillance du mâle, pour le défendre des autres poissons

La Lamproie de Planer (Lampetra planeri)

Espèce d'eau douce, elle affectionne les ruisseaux de tête de bassin où elle trouve un substrat favorable à la fraie et au développement des larves. La phase larvaire qui se réalise exclusivement au sein des sédiments dure 3 à 6 ans et rend ainsi cette espèce particulièrement vulnérable aux pollutions qui s'accumulent dans les sédiments et dans les micro-organismes dont se nourrissent les larves.

La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra)

Hôte habituelle des forêts de feuillus de moyenne altitude, la Salamandre tachetée se reproduit dans les ruisselets forestiers et les petites mares forestières. L'assèchement des sources, suintements et ruisseaux, la dégradation de la végétation et la perturbation du milieu (franchissement, piétinement) constituent les principales menaces pour ces populations. L'introduction de poissons de pêche (truites notamment) dans les secteurs amont des cours d'eau et dans les étangs forestiers peut générer une prédation excessive.

Les têtes de bassin hébergent également d'autres batraciens comme la Grenouille rousse (Rana temporaria), assez commune dans toute la France, la Grenouille agile (Rana dalmatina) et le Triton alpestre (Triturus alpestris).

le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

un oiseau mesurant une vingtaine de centimètres et se nourrissant en plongeant dans l'eau, il marche alors sur le fond et remue le fond à l'aide de son bec pour trouver sa nouriture. Le cincle se nourrit de gros invertébrés (larves de phryganes et d'éphémères), ainsi que de quelques mollusques, crevettes et petits poissons.

Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea)

La Bergeronnette des ruisseaux est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Motacillidae qui, comme son nom l'indique, vit près des cours d'eau.Comme toutes les bergeronnettes, la bergeronnette des ruisseaux hoche fortement la queue et a un vol onduleux.
Elle s'alimente essentiellement d'insectes et de libellules qu'elle attrape entre les rochers du cours d'eau.

Xavier HUDRY

Le bassin versant

Le bassin versant d'une rivière

les 6 bassins versants Français

Les six grands bassins Français

Une source

la source jaillie de la roche

Ruisseau

le ruisseau dévale la pente

cycle de vie

le cycle de vie

nymphe

Les macroinvertébrés

ecrevisse à pattes blanches

L'écrevisse à pattes blanches

moule perlière

La moule perlière

truite fario

La truite fario

Le chabot

Le chabot

Lamproie de planer

La lamproie de planer

La salamandre tachetée

La salamandre tachetée

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur

Bergeronnette des ruisseaux

La bergeronnette des ruisseaux