Sempiternelle ardillon…….
La mode et le savoir vivre existe de partout, y compris à la pêche, activité liée étroitement à la nature et son environnement, et ou chacun essaie de se plier au mieux aux critères imposés par la vague du moment.
L’un de ceux qui revient souvent, c’est l’ardillon, ce micro crochet situé sur la pointe de l’hameçon et qui empêche celui-ci de ressortir des chairs. En ce qui les concerne, et tout le foin-foin fait autour de la capture d’un poisson, je trouve ça complètement surfait !
Si les pêcheurs ont peur de faire mal aux poissons, ils arrêtent la pêche ou pratiquent que la pêche aux canards dans les vogues ! De nombreux témoignages me confortes dans l’idée que les truites ne sont pas gênées par la douleur, ou du moins ne la ressente pas exactement comme nous et arrivent à s’accommoder de ce fait.
Prenons un exemple concret, relaté par mail par un ami :
« L’an dernier, en pêchant à la mouche j’ai pris une truite > de 30 cm, c’était en juin avec des poissons en pleine bourre comme elles le sont à cette période ; elle a eu une très belle défense, tout comme celles que j’avais prises auparavant ce jour là, où de jolis poissons étaient actifs. Je la prends doucement à la main pour la décrocher et je la retourne dos vers le bas (je fais çà, ça les calme souvent) ; et là, sous la gorge et dans la chair autour, je vois d’horribles blessures profondes et à vif, (avec les mêmes, nous allons droit aux urgences) ? C’était manifestement les marques des dents d’une loutre à laquelle elle avait réussi à échapper. J’ai doucement relâché ce poisson qui est reparti à sa cache avec autant d’énergie que les précédentes.
Une autre fois, j’en avais pris une autre au Cernon, d’environ 400 g à 500 g, elle m’avait fait une défense d’enfer, pourtant sur le dos elle avait un trou à vif de 2 bons centimètres de profondeur ou j’aurais pu entrer l’extrémité du petit doigt, (certainement un coup de bec de héron).
J’en ai pris pas mal d’autres avec des marques de cicatrices caractéristiques ainsi que des pincements sévères par un bec de cormoran auquel elles avaient échappés. »
Il semble bien que les truites ne se soucient guère de leurs blessures, et que seules les plus robustes pourront vivre, c’est la sélection naturelle !
Quoique l’on puisse dire, la pêche est un acte de prédation et il est beaucoup plus désolant de lire que nous considérons les truites comme « nos compagnes de jeu ». Je ne suis pas certain qu’elles soient de cet avis ! On catégorise donc la truite au rang de simple jouet qu’il ne faut surtout pas abimer…mais en contrepartie, on va à la pêche avec un gros 4x4 qui pollue, paradoxal mais tellement vrai !
Le pétsu.
Photo: J.Tarragnat
T.E.R vidéos
La sensation de douleur chez les poissons
Tout d’abord, il faut comprendre que la douleur et les réactions physiques aux stimuli nocifs sont deux phénomènes bien distincts. Par exemple, les stimuli nocifs ne conduisent pas toujours à la sensation de douleur. Prenez le cas d’une visite chez le dentiste : quand il injecte un anesthésique local dans votre gencive pour bloquer la transmission nerveuse, certaines de vos dents et une partie de votre bouche sont engourdies.
Plombée ruisseau, sortez des clichés !
Entre la plombée de nos grands pères et la plombée dite moderne, de grosses évolutions ont eu lieu. Si les chevrotines sur le bas de ligne, ou d’ailleurs plus souvent sur le corps de ligne, n’ont plus vraiment lieu d’être, la plombée progressive n’a pas forcément sa place dans un ruisseau ; pour s’en rendre compte, quelques observations faites au cours de ces années de pêche en ruisseau me le confirme.
Monture Armorvif
Il existe sur le marché de nombreuses montures destinées à la pêche de la truite avec un vairon manié. Certaines ne sont que des évolutions de plus anciennes, mais il faut bien dire que le choix est parfois trop important, et que finalement, on ne sait plus laquelle choisir.
La truite et son habitat.
Tout être vivant a besoin pour vivre dans de bonnes conditions d’un ensemble d’élément qui lui est propre. La truite ne déroge pas à cette règle, et si souvent nous entendons parler de qualité d’eau, ce critère à lui seul ne suffit pas à abriter nos truites.
